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Venezuela : un mort lors de la consultation populaire contre Maduro

Une personne a été tuée, et au moins trois autres blessées, dimanche, quand des assaillants ont ouvert le feu devant un bureau de vote de la capitale vénézuélienne, durant la consultation populaire organisée par l'opposition sur le gouvernement du président Nicolas Maduro.

Des hommes pro-Maduro ont ouvert le feu dans un quartier de l'ouest de Caracas tandis qu’ils circulaient à moto, a confirmé la justice vénézuélienne. L’attaque est survenue vers 15 h (heure locale), devant l’église Notre Dame de Carmen à Catia, un quartier traditionnellement reconnu pour son appui au gouvernement.

Le président Nicolas Maduro a blâmé l’opposition pour cette éruption de violence.

« Prenons part à une nouvelle ronde de négociations, un dialogue pour la paix », a-t-il déclaré à la télévision d’État, sans toutefois faire de référence spécifique à l’attaque survenue un peu plus tôt.

Le président vénézuélien souhaite établir une Assemblée constituante composée de 545 membres élus, qui auront la mission de modifier la Constitution en vigueur pour « assurer la stabilité politique et économique du pays ».

Près de 70 % des Vénézuéliens s'opposent à ce projet et 80 % dénoncent la gestion du pays par le gouvernement Maduro, selon l'institut de sondage Datanalisis.

L'opposition antichaviste – du nom de l'ancien président Hugo Chavez – voit le projet comme un moyen de contourner l'Assemblée nationale, où l'opposition est majoritaire depuis un an.

L’opposition a donc organisé une vaste consultation symbolique sans l’aval des autorités, et ce, après plus de trois mois de manifestations violentes qui ont fait au moins 95 morts.

Près de 2000 bureaux de vote ont été installés à travers le pays, qui compte un peu plus de 31 millions de personnes.

Le succès de la démarche symbolique dépendra du taux de participation enregistré. Les analystes s’entendent pour dire que la pression sur le gouvernement Maduro serait « significativement accrue » si 8 millions de personnes prenaient part au processus.

De vastes foules devant les différents bureaux de vote de la capitale laissaient croire à une forte participation tout au long de la journée.

« Nous sommes ouverts depuis 7 h ce matin et la file d’attente n’a pas diminuée », a déclaré Pedro Garcia, responsable du bureau de vote d’un quartier du sud de la capitale, et dont l’appui traditionnel au gouvernement s’est étiolé au cours des dernières années.

Dans un effort pour détourner l'attention, le gouvernement a toutefois aussi invité la population, dimanche, à tester les machines de vote qui seront mises en place le 30 juillet pour l'élection des membres de l'Assemblée constituante.

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