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Voiture de police incendiée à Paris : un agent décoré pour son sang-froid

Kevin Philippy, un policier français agressé lors d'une manifestation à Paris durant laquelle son véhicule a été incendié, a été décoré par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

L'adjoint de sécurité martiniquais de 29 ans, visiblement ému, recevait samedi la médaille d'or de la sécurité intérieure, à Paris. Il sera intégré comme gardien de la paix dans la police nationale.

Quatre autres membres des forces de police et de gendarmerie ont également été décorés à cette occasion, dont sa collègue, Alison Barthélemy, qui prenait place avec lui à bord de la voiture incendiée.

La vidéo montrant l'attaque du véhicule de police a fait le tour du monde.

Cette journée-là, des milliers de policiers manifestaient place de la République à Paris et ailleurs au pays pour dénoncer la « haine anti-flic » dont ils disent être victimes. Une contre-manifestation se tenait tout près, Quai de Valmy. Des manifestants ont alors bloqué la voiture de police avant d'y mettre le feu.

À la suite de l'attaque visant sa voiture, qui s'est remplie de fumée, M. Philippy était sorti et avait paré calmement les coups portés par des assaillants. Il a ainsi impressionné par son sang-froid.

« Les images de la violence dont ils ont été victimes resteront longtemps gravées dans l'esprit des Français », a affirmé le ministre Cazeneuve, lors de la cérémonie. Ce qui « m'a rendu très fier de vous, c'est l'extrême maîtrise qui a été la vôtre. Parce qu'après que le temps des manifestations et des tensions aura passé [...], on retiendra une image : celle d'un policier sortant du véhicule avec un seul et unique objectif, celui de protéger sa collègue ».

« Je ne suis pas le seul à soutenir, il y a d'autres collègues sur le terrain qui prennent plus cher que moi. C'est eux les héros, pas moi », a dit M. Philippy aux médias français.

Après la remise de décorations, le président François Hollande est venu le féliciter en personne.

Les policiers français se disent stigmatisés depuis le début des manifestations contre la loi Travail, et disent subir une surcharge de travail menant au stress et à l'épuisement depuis les attentats du 13 novembre dernier et l'état d'urgence prolongé.

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