Retour

Vol d'EgyptAir : la seconde boîte noire retrouvée

Les équipes de recherches ont retrouvé la deuxième boîte noire de l'Airbus de la société EgyptAir qui s'est abîmé en mer Méditerranée le 19 mai dernier. La disparition du vol MS804 qui effectuait la liaison Paris-Le-Caire a entraîné la mort de 66 personnes.

La seconde boîte noire, qui contient les données de vol de l'avion, a été repêchée en plusieurs morceaux. Les équipes de recherches ont pu récupérer la partie la plus importante, qui contient la mémoire de l'appareil, précise le communiqué.

La veille, les équipes de recherches ont retrouvé la première boîte noire qui contient l'enregistrement des conversations dans le cockpit pour les 30 dernières minutes de vol. La découverte de cette première boîte noire survenait 24 heures après qu'une équipe de recherches a retrouvé des débris de l'avion.

L'appareil a disparu au moment où il survolait la mer Méditerranée entre l'île grecque de Karpathos et les côtes égyptiennes.

La disparition de l'Airbus est survenue deux minutes après qu'il eut quitté l'espace aérien grec, selon le directeur de l'Aviation civile grecque, Kostas Litzerakis, et le pilote n'avait rapporté aucun problème.

Des analyses cruciales

Les enquêteurs vont faire acheminer les deux boîtes noires à Alexandrie où elles seront analysées. L'enregistreur des conversations du cockpit (Cokpit Voice Recorder ou CVR) permettra aux enquêteurs d'entendre les conversations entre le commandant de bord et son copilote, le chef de cabine et les hôtesses ou stewards, mais aussi les bruits ambiants dans l'avion.

Les experts égyptiens - appuyés par des collègues français du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) et d'autres du constructeur Airbus - espèrent ainsi pouvoir expliquer les causes de l'écrasement de l'Airbus A320 d'EgyptAir.

« En fonction de ce que l'on va lire sur cette boîte noire, elle peut nous permettre de savoir exactement ce qui s'est passé », estime Jean Serrat, consultant en aéronautique.

« Le contenu de la boîte noire sera récupéré et analysé dans un département spécialisé du ministère de l'Aviation civile au Caire », a indiqué un responsable du ministère, sous le couvert de l'anonymat avant de préciser : « si la mémoire est endommagée, on va l'envoyer à un laboratoire à l'étranger pour des analyses plus poussées ».

Bien que la thèse de l'explosion d'une bombe ait été initialement privilégiée, elle a perdu du terrain en l'absence de revendication et en raison du déclenchement d'une dizaine d'alarmes signalant des défaillances de l'appareil.

Le système de transmission automatisé des messages techniques de l'appareil avait indiqué le déclenchement de 10 alarmes signalant notamment la présence de fumée dans le cockpit, dans une toilette et sous la cabine de pilotage, de même qu'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de l'appareil.

La commission d'enquête a également confirmé l'information selon laquelle l'appareil a effectué un virage brusque de 90 degrés sur la gauche avant d'effectuer une vrille de 360 degrés à droite et de plonger vers la mer.

« Est-ce que l'équipage a été surpris et n'a pas eu le temps d'agir ou est-ce qu'il y a eu un phénomène important qui s'est passé à bord, qui fait que l'équipage a déclenché une procédure d'urgence qui s'est ensuite mal déroulée? s'interroge M. Serrat. Est-ce qu'il y a un bruit d'explosion ou de décompression explosive de l'avion? »

L'analyse des boîtes noires permettra de répondre à ces questions cruciales pour le reste de l'enquête.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine