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Washington et Pyongyang se livrent à une guerre de mots sans merci

Signe que les tensions sont loin de s'apaiser dans la zone du Pacifique, les États-Unis et la Corée du Nord ont continué de se livrer à une guerre de mots par tribunes interposées.

Tout a commencé mardi, lorsque le président américain, Donald Trump, a qualifié son homologue nord-coréen, Kim Jong-un, de « fou » lors de son premier discours devant l’assemblée générale des Nations unies.

Prévenant que les États-Unis n’hésiteraient pas à faire usage de la force pour mettre fin aux ambitions nucléaires de Pyongyang, M. Trump en a profité pour affubler le leader nord-coréen d’un sobriquet, « Rocket Man » (homme fusée, en français), un clin d’œil à la chanson du même nom du célèbre chanteur britannique Elton John.

La réplique des autorités nord-coréennes n’a pas tardé, Kim Jong-un surnommant Donald Trump « Madman Across the Water » (homme fou de l’autre côté de l’eau), soit le titre d’un autre succès d’Elton John, dans les heures qui ont suivi.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne en a rajouté une couche samedi, aux Nations unies, en qualifiant le président américain de « personne dérangée », de « mégalomane » et de « roi menteur ».

Ri Yong-ho a ajouté que Donald Trump était un « gangster » qui a « entaché l’enceinte [de l’ONU] de mots violents et imprudents » et qu’il représentait « une des plus grandes menaces pour la paix ».

« Nous ne sommes enfin plus qu'à quelques pas de la porte finale dans la réalisation de notre force nucléaire nationale », a précisé Ri Yong-ho en insistant sur le fait que les États-Unis s'étaient engagés dans une « mission-suicide » en choisissant de narguer ainsi le leader nord-coréen.

Presque au même moment, une porte-parole du Pentagone, Dana White, a confirmé que Washington avait autorisé des bombardiers américains à survoler les côtes de la Corée du Nord dans le but d’envoyer un « message clair » au régime nord-coréen quant à la multiplication de ses tirs de missiles et de ses essais nucléaires dans la zone du Pacifique.

« Nous sommes prêts à utiliser toute la gamme de nos capacités militaires pour défendre les États-Unis et nos alliés », a ajouté Dana White.

Ces avertissements répétés de l’administration américaine à l’intention de la Corée du Nord s’ajoutent aux nouvelles sanctions récemment adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies pour dénoncer le test nucléaire du 3 septembre dernier.

Cette huitième série de mesures vise notamment les exportations nord-coréennes de textile et prévoit la réduction de l'approvisionnement en pétrole et en gaz sur le territoire.

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