Le grand patron de Facebook, Mark Zuckerberg, accepte finalement de témoigner devant une commission de la Chambre des représentants qui enquête sur le scandale entourant l'utilisation des données personnelles des utilisateurs du réseau social.

Son audition aura lieu mercredi prochain, le 11 avril. Il se présentera devant la commission du Commerce et de l'Énergie de la Chambre, ont confirmé son président républicain Greg Walden et son membre démocrate Frank Pallone, qui espèrent que l'audition « permettra aux Américains de mieux comprendre ce que deviennent leurs données personnelles en ligne ».

« Nous sommes heureux que Zuckerberg accepte de témoigner devant la commission, et nous avons hâte qu'il réponde à nos questions le 11 avril », ont déclaré les deux élus.

On a appris récemment que la firme britannique Cambridge Analytica, liée au Parti républicain, avait récupéré des informations concernant 50 millions d'utilisateurs, sans leur consentement, au moyen d'une application téléchargée sur Facebook.

L'objectif était de prédire et d'influencer le vote des électeurs lors de la dernière élection présidentielle américaine, en 2016.

Facebook a annoncé le mois dernier avoir engagé des contrôleurs judiciaires afin de vérifier si le cabinet de conseil britannique Cambridge Analytica disposait toujours des données confidentielles détournées.

Le réseau social est sommé de tirer les leçons de ce scandale pour stopper la « guerre de l'information » sur sa plateforme, en s'inspirant par exemple des règles européennes en matière de protection de la vie privée qui doivent entrer en vigueur le mois prochain.

En février, les autorités américaines ont annoncé l'arrestation de 13 ressortissants russes et la mise en accusation de trois entités soupçonnées de s'être immiscées dans le processus électoral américain de 2014 à 2016, dans le cadre d'une opération visant à soutenir le candidat républicain Donald Trump et à dénigrer son adversaire démocrate Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle.

Mark Zuckerberg a aussi été invité à s'expliquer par la commission judiciaire du Sénat le 10 avril, aux côtés des patrons de Google, Sundar Pichai, et de Twitter, Jack Dorsey. Sa participation n'a pas été confirmée, mais selon ce qu’a déclaré la sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein au quotidien San Francisco Chronicle, Mark Zuckerberg aurait accepté sur le principe de se rendre également au Sénat.

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