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20 ans de changements vus de l'intérieur à Rimouski

Il y a des mots très durs comme « Quelle vacherie! » ou « Mon petit cri... » dans les 225 pages des Mémoires politiques de l'ex-maire et ex-député de Rimouski, Michel Tremblay. Mais il y a surtout la vision d'un homme qui, pendant 20 ans, a été aux premières loges du changement dans une ville qu'il n'a jamais cessé d'aimer.

Ce qu'il y a de plus frappant à la lecture des Mémoires politiques de Michel Tremblay, c'est de constater à quel point Rimouski a changé au fil du temps.

Une ville méconnaissable

Quand l'homme a été élu maire en 1994, il n'y avait pas de système d'urgence 911, pas de Promenade de la mer, pas de salle de spectacles, pas d'Océanic, pas de Cité des achats, pas de Quartier des Soeurs, pas de bacs de recyclage et pas de villes fusionnées.

Michel Tremblay n'a évidemment « pas tout fait tout seul », mais il a souvent été le déclencheur de nombreuses chose comme la création du 911 ou de la prise en charge par les pouvoirs municipaux des aéroports de Rimouski et de Mont-Joli.

Michel Tremblay dit que la mise en service de la centrale d'urgence 911 est le « dossier dont il est le plus fier ».

Pourtant, en entrevue, il reconnaît lui-même que ce n'est pas de cette réalisation dont les gens lui parlent spontanément, mais plutôt de la Promenade de la mer.

« Quelle vacherie! »

Une surprise attendait Michel Tremblay lors de ses deux mandats comme député provincial. Les pires coups ne sont pas venus de l'adversaire péquiste, mais des rangs de son propre parti.

Avec une amertume évidente, il écrit : « Quelle vacherie de la part d'un collègue député » pour décrire une rencontre, organisée à son insu à Québec par son voisin de comté, le député libéral Henri Paradis. Ce dernier voulait convaincre le ministre Claude Ryan d'établir à Mont-Joli, plutôt qu'à Rimouski, la station scientifique aquicole de l'ISMER. Elle a finalement été construite à Pointe-au-Père.

De la même manière, il parlera du « petit Albert Côté », non pas pour décrire le physique du ministre responsable de la région dans le gouvernement Bourassa, mais pour qualifier ses manoeuvres pour favoriser, au détriment de Rimouski, la construction d'une prison à Rivière-du-Loup. Prison qui, finalement, fermera ses portes peu de temps après son inauguration.

Toujours dans ce registre, il relate un échange téléphonique virulent qu'il aurait eu avec l'ancien ministre Marc-Yvan Côté.

Michel Tremblay venait de déclarer que l'époque où le gouvernement établissait ses bureaux à Rimouski était terminée.

Devant l'intensité de sa réplique, Marc-Yvan Côté lui aurait alors lancé : « Mon petit cri..., la prochaine fois que je te vois à Québec, tu vas avoir une claque sur la gueule. »

À 85 ans, Michel Tremblay se dit plus posé. En conclusion de ses mémoires, il écrit que la politique demeure une bataille « pour sa communauté, sa région, son comté » et qu'il faut avoir une vision et de la détermination pour obtenir des résultats.

Dans les derniers mots de son texte, il affirme que « sortir indemne de 20 ans de politique, c'est tout un défi ». Un défi qu'il croit toutefois avoir relevé.

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