Dans un an, jour pour jour, se dérouleront les élections provinciales et déjà les partis se préparent en formant leurs équipes, en proposant des candidats et en élaborant leur plateforme.

Durant la prochaine année, les conservateurs et les néo-démocrates vont tenter d'empêcher les libéraux de remporter une cinquième élection de suite. Et même si la campagne officielle ne débute qu’en mai prochain, les Ontariens peuvent déjà constater des signes avant-coureurs de scrutin.

Les libéraux multiplient les annonces politiques. Les conservateurs ont lancé une série de publicités télévisées. Quant à la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, elle se prépare à entamer sa troisième campagne électorale en tant que leader du NPD.

Les élections de 2018 s’annoncent toutefois quelque peu différentes de celles de 2014 à bien des égards.

Le financement

Depuis le 1er janvier 2017, les partis politiques ne peuvent plus recevoir de dons de sociétés et de syndicats. Seuls les particuliers peuvent mettre la main à la poche et donner un maximum de 3600 $.

Par contre, les partis pourront compter sur le financement des contribuables. Tout parti qui a recueilli 2 % du vote populaire à la précédente élection recevra une allocation annuelle de 2,71 $ par vote.

Cela signifie que les trois partis officiels et le Parti vert de l'Ontario obtiennent les montants suivants en 2017 :

Libéral : 5,06 millions $PC : 4,09 millions $NPD : 3,1 millions $Vert : 630 000 $

Dans le cadre de la campagne électorale de 2014, les libéraux ont dépensé 8 millions de dollars, les conservateurs près de 9,5 millions de dollars et les néo-démocrates 4,6 millions de dollars.

De nouveaux sièges

La croissance démographique de l'Ontario a entraîné une expansion du nombre de circonscriptions. Il y aura 122 sièges à gagner lors de l'élection de 2018, contre 107 dans la course de 2014. Les nouveaux sièges sont tous dans les zones urbaines, principalement la région du Grand Toronto, autour de Kitchener-Waterloo, Ottawa, Hamilton et Barrie.

Selon certains, cette expansion profitera aux libéraux et aux néo-démocrates qui ont une base urbaine plus forte. Mais le PC estime qu'il sera compétitif partout, en particulier dans la banlieue de Toronto, le champ de bataille crucial des élections de l'Ontario.

Le changement signifie qu'une partie devra gagner 63 sièges pour obtenir la majorité. À l'heure actuelle, le PL détient 57 sièges, le PC 29, le NPD 20, et un indépendant occupe un siège.

Nouveau chef conservateur

Beaucoup de conservateurs progressistes attribuent l’échec de leur parti aux dernières élections à leur chef Tim Hudak. Les espoirs sont grands pour 2018 pour celui qui mène la campagne : Patrick Brown.

Les sondages sont excellents pour les conservateurs, et le parti a remporté cinq des six élections partielles récemment, notamment dans les bastions libéraux de Sault Ste. Marie et Scarborough-Rouge River.

Patrick Brown doit toutefois se faire plus connaître du public.

Des élections à date fixe

En 2014, tout le monde ignorait quand les élections seraient déclenchées. Cette fois, la date de l'élection est prévue pour le premier jeudi de juin, en soi une modification, car les dates fixes des élections en 2007 et 2011 étaient en octobre.

En théorie, Wynne pourrait décréter une élection anticipée, et certains conservateurs progressistes disent qu'ils croient que cela se produira. Mais Mme Wynne a déclaré publiquement qu'elle ne le ferait pas.

Le jour de l'élection, les libéraux auront été au pouvoir en Ontario depuis 15 ans.

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