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5 points à surveiller dans le budget 2017 de Toronto

C'est à partir d'aujourd'hui que le Conseil municipal de Toronto débattra du budget de la ville pour 2017. Nous avons demandé à notre journaliste à l'hôtel de Ville, Lyne-Françoise Pelletier, de nous partager les cinq points à surveiller cette année.

#1: Hausse modeste de l'impôt foncier... mais des maisons plus chères

La maire John Tory tient toujours sa promesse électorale de garder la hausse de l'impôt foncier au niveau du taux d'inflation ou plus bas. Cette année le taux d'imposition est de 2 %, cela ne tient pas compte de la surtaxe de 0,5 % pour le fonds d'infrastructure du maire auquel le Conseil municipal doit donner son aval.

En moyenne, les propriétaires paieront 96 $ de plus cette année.

La conseillère municipale Shelley Carroll estime que le taux des taxes foncières de Toronto est trop bas, en comparaison avec les villes avoisinantes, compte tenu du nombre de services que la métropole doit fournir à la population.

Nous devons avoir une discussion franche sur les taxes foncières ou trouver une autre solution pour augmenter nos recettes.

Shelley Carroll, conseillère municipale de Toronto

Le budget de 2017 prévoit d'autres sources de revenus pour équilibrer son budget. La ville va harmoniser sa taxe sur l'achat d'une propriété avec celle de la province.

À compter du 1ier mars, acheter une maison coûtera plus cher. La Ville imposera une taxe de séjour de 4 % et de 10 % pour les locations à court terme comme celles offertes par Airbnb aussitôt qu'elle aura reçu le feu vert de la province.

#2: Un gel salarial pour les conseillers municipaux ?

Selon le budget proposé, chaque conseiller municipal doit recevoir une indexation au coût de la vie de 1, 2 % ou 1 250 $ de plus pour 2017, mais le conseiller municipal Michael Ford présentera une motion pour geler les salaires des élus, des hauts fonctionnaires et des employés non syndiqués pour un an.

Il estime que cette mesure d'austérité permettra à la ville d'économiser entre 6 M$ et 8 M$. Cette somme d'argent pourrait alors être redistribuée à la Société d'habitation de Toronto pour y effectuer des réparations, à la Commission des transports de Toronto (CTT) pour améliorer son service et aux Services à l'enfance pour créer d'autres places en garderie.

Nous devons donner l'exemple et nous serrer la ceinture aussi.

Michael Ford, conseiller municipal de Toronto

Le conseiller n'a pas fait ses devoirs, dit John Campbell, un élu reconnu pour son conservatisme fiscal. Michael Ford, ajoute-t-il, n'a aucune preuve à l'appui et le geste qu'il propose est symbolique.

« C'est le genre de fla-fla que son oncle (Rob Ford) avait l'habitude de faire » , conclut John Campbell.

#3: Des programmes récréatifs plus chers

Le Conseil municipal devra décider s'il augmente ou non le coût des programmes récréatifs, afin qu'ils soient ajustés au taux d'inflation. La ville prévoyait augmenter le coût de certains programmes artistiques et sportifs de 12,3 %.

Le sort de trois piscines situées dans des écoles du Conseil scolaire du district de Toronto et l'élimination de 111 postes n'ont pas encore été déterminés.

#4: Plus de ressources pour la planification urbaine

Les responsables des services de planification urbaine ont demandé à ce qu'on embauche plus de personnel pour traiter le nombre exceptionnel de demandes des promoteurs immobiliers et pour réduire le nombre d'audiences devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO).

L'urbaniste en chef de Toronto, Jennifer Keesmaat, estime que la création de 17 nouveaux postes permettrait de réaliser des économies à long terme. Plus de temps serait consacré au traitement des demandes de permis plutôt qu'à la préparation de dossiers pour la CAMO.

#5: L'avenir des refuges pour sans-abri

Les organismes communautaires, qui aident les sans-abris, demandent aux élus de changer le prochain budget pour réinvestir dans la prévention de l'itinérance.

Le budget de la ville inclut présentement des compressions d'un million de dollars, incluant dans des programmes pou prévenir l'itinérance. Les compressions proposées prévoient aussi l'abolition de l'équivalent de 10 postes et une réduction des services offerts dans les refuges.

Des propositions qui vont à l'encontre de la stratégie mise de l'avant par le maire John Tory pour lutter contre la pauvreté.

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