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50 millions du fédéral pour aider les provinces à héberger les demandeurs d'asile

Le gouvernement fédéral a décidé d'aider le Québec, l'Ontario et le Manitoba à faire face aux besoins d'hébergement temporaire des demandeurs d'asile irréguliers, plus élevés dans ces trois provinces. Le Québec recevra ainsi 36 millions de dollars, l'Ontario, 11 millions et le Manitoba, 3 millions.

« Nous sommes conscients des pressions auxquelles sont confrontés le Québec, l’Ontario et le Manitoba, et nous poursuivrons nos discussions avec ces provinces pour mettre en place des solutions à plus long terme, qui comprendraient, entre autres, du financement supplémentaire pour de l’hébergement temporaire », indique Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada dans un communiqué.

Cette annonce fait suite aux doléances du Québec, dont le gouvernement avait menacé Ottawa, en avril, d’arrêter d'accueillir dans ses quatre centres d'hébergement temporaire, à Montréal, les demandeurs d'asile franchissant la frontière québécoise de façon irrégulière, lorsque le taux d'occupation de ces centres aurait atteint 85 %.

Le gouvernement québécois affirmait qu’il ne pouvait plus répondre à la demande et avait demandé à Ottawa de mieux répartir ces migrants dans les différentes régions du Canada, selon les ressources disponibles.

Le ministre de l’Immigration, David Heurtel, avait notamment souligné que 50 % des demandes d'asile dans tout le pays étaient traitées au Québec.

M. Heurtel avait également mentionné qu’une demande d’aide financière de 146 millions de dollars avait été déposée au gouvernement fédéral en mars pour payer les frais engagés en 2017 par la présence de tous ces demandeurs d’asile.

Une rencontre organisée entre les principaux intéressés dans le dossier avait permis une entente sur plusieurs mesures, deux jours plus tard.

Outre la création d'un groupe de travail visant à étudier la demande d'aide financière du Québec, le gouvernement fédéral avait promis que le processus de triage à la frontière serait amélioré et que la délivrance des permis de travail pour que les demandeurs d'asile puissent s'intégrer plus facilement à la société serait encore accélérée.

L'attente pour un permis de travail est actuellement de 30 jours en moyenne.

Un geste apprécié

Le premier ministre Philippe Couillard a « salué » cette annonce d’Ottawa.

« Le fédéral se rend compte qu’il faut agir. […] Je pense qu’il y a là un geste de bonne volonté qu’il faut apprécier », a-t-il déclaré.

M. Couillard a toutefois souligné que les 36 millions accordés au Québec n’étaient qu’une partie des coûts que la province doit supporter pour l’accueil des demandeurs d’asile.

Il a aussi rappelé les autres demandes québécoises, notamment la répartition des demandeurs d'asile à travers le Canada.

« On me dit qu’encore plus que ce qu’on pensait, la grande majorité de ces personnes ne veulent pas rester au Québec. Alors, si elles indiquent dès le début qu’elles ne veulent pas rester au Québec, on ne les retiendra pas, mais il faut que le fédéral nous aide à les déplacer vers l’endroit où elles veulent s’établir », a-t-il dit.

Le premier ministre a également mentionné l’importance de l’accélération des délais pour le traitement des dossiers.

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