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8 libéraux claquent la porte en raison de l’affaire Chris Collins

Huit membres de l'association libérale de la circonscription de Moncton Centre ont démissionné pour protester contre la façon dont le premier ministre Brian Gallant a géré l'affaire Chris Collins, le député sortant visé par des allégations de harcèlement.

La présidente de l’association, ainsi que le secrétaire, le trésorier et cinq autres membres du conseil ont annoncé leur décision de quitter mercredi soir.

Le premier ministre Gallant a expulsé Chris Collins du caucus libéral au début avril, en expliquant lors d’une conférence de presse organisée à la hâte que ce dernier faisait l’objet d’allégations de harcèlement de la part d’un ancien employé de l'Assemblée législative. La nature des allégations n’a pas été révélée. Une enquête indépendante, non criminelle, est en cours.

La présidente de l’association libérale dans Moncton Centre, Audrey Lampert, explique que Brian Gallant a « humilié » Chris Collins, lorsqu’il l’a accusé publiquement de harcèlement. Elle ajoute que l’association a été écartée de toutes discussions pendant cette controverse.

« Ça a été un processus blessant et douloureux que les individus du conseil ont dû traverser depuis l'annonce au début avril », dit Audrey Lampert.

Elle précise que deux membres du conseil ont quitté le Parti libéral et elle n’est pas certaine si les autres resteront dans leurs rangs jusqu’aux élections cet automne.

Il y a deux semaines, Chris Collins a confirmé dans un communiqué au ton acerbe qu’il ne serait pas candidat libéral dans Moncton-Centre aux élections de septembre. Il a qualifié d’« atroce » les actions du premier ministre dans ce dossier et annoncé son intention de le poursuivre en diffamation.

L’affaire Chris Collins a laissé des traces, reconnaît un candidat potentiel

Un conseiller municipal de Moncton, Robert McKee, veut devenir le candidat du Parti libéral du Nouveau-Brunswick dans Moncton-Centre. Il reconnaît toutefois que l'affaire Chris Collins a créé du ressentiment qui pourrait nuire à son parti dans les élections de cet automne.

M. McKee reconnait que la façon dont le premier ministre Brian Gallant a traité l’affaire Collins a dérangé plusieurs militants au sein de l’association libérale de sa circonscription.

« J’ai commencé à dialoguer avec eux, dit-il, en parlant des dirigeants de l’association libérale. J’espère que le temps arrangera les choses et qu’ils me donneront leur appui. »

Une division du vote libéral possible

Robert McKee reconnaît qu’il y a de « fortes possibilités » que Chris Collins se présente comme indépendant dans Moncton-Centre, ce qui pourrait mener à une division du vote libéral et à l’élection du candidat d’un autre parti.

Le député déchu compte toujours des appuis chez les militants libéraux de Moncton-Centre. Selon M. McKee, la présidente de l’association libérale lui a confirmé que de nombreux militants « avaient des préoccupations » au sujet du traitement réservé à Chris Collins.

La date limite pour le dépôt des candidatures dans Moncton-Centre avait été fixée au 23 mai. Personne n’était disponible, mercredi, pour dire s’il y avait des candidatures autres que celle de Robert McKee. Ce dernier a annoncé le 17 mai qu’il avait l’intention de se présenter. L’assemblée d’investiture doit avoir lieu le 2 juin.

M. McKee, le fils de l’ancien ministre libéral Michael McKee, affirme qu’il songeait à se lancer en politique dans quelques années seulement, mais a précipité sa décision à la suite de l’affaire Collins.

D'après des informations de Jacques Poitras, CBC

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