Le chef du Parti conservateur soutient que « 80 % de l'économie canadienne est en croissance », et ce, même si le produit intérieur brut (PIB) a baissé de décembre à mai.

Quant aux difficultés dans le secteur de l'énergie, qui est en décroissance, « tout le monde sait que c'est à cause de la chute des prix du pétrole », a ajouté Stephen Harper, vendredi lors d'un rassemblement dans la région de Toronto.

Stephen Harper s'appuie sur les propos du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, qui soulignait en juillet que « la chute marquée de la production de pétrole et de gaz, qui constitue 10 % de notre économie, et le ralentissement de la production de matières premières non énergétiques, qui représente 8 % de plus ». Il ajoutait que « les 82 % restants connaissent une croissance continue, quoiqu'elle ait légèrement ralenti depuis le début de l'année, compte tenu du recul de l'activité aux États-Unis et des répercussions de l'évolution du secteur des ressources ».

À la même occasion, M. Poloz affirmait que « l'évolution de l'économie mondiale a été particulièrement décevante », ce qui a amené la Banque à réviser « fortement à la baisse » son estimation de la croissance au Canada pour 2015, à un peu plus de 1 %. Cette révision tenait à trois facteurs, expliquait alors le gouverneur de la Banque du Canada.

« Premièrement, les producteurs canadiens de pétrole ont abaissé leurs prévisions à long terme relatives aux prix mondiaux du pétrole et ont réduit leurs projets de dépenses d'investissement encore davantage qu'ils l'avaient annoncé précédemment. Deuxièmement, l'économie chinoise subit une transition structurelle vers une croissance plus lente alimentée par la demande intérieure, ce qui réduit les exportations canadiennes d'une vaste gamme d'autres produits de base. Troisièmement, les exportations canadiennes hors ressources ont aussi fléchi ces derniers mois. Même si ce fléchissement est dû en partie au recul de l'économie américaine au premier trimestre, il reste difficile à expliquer et mérite qu'on s'y penche davantage. »

Le NPD propose une mauvaise stratégie pour redresser l'économie, dit Harper

« Pour [le chef du NDP] Thomas Mulcair, on répond à la chute des prix du pétrole avec des augmentations de taxes et d'impôts, des déficits permanents et des dépenses sans contrôle. Ça, c'est la politique qui a causé la stagnation économique dans des pays où on l'a essayée, et on ne veut pas un tel chemin pour notre pays », a affirmé Stephen Harper.

Le chef conservateur a soutenu que le gouvernement fédéral doit continuer de miser sur un plan axé sur des impôts bas afin de créer des emplois et de stimuler la croissance économique. M. Harper a souligné qu'il s'est créé 1,3 million d'emplois au Canada depuis la crise économique mondiale de 2008, dont 90 % sont à temps plein et plus de 80 % dans le secteur privé, et que ces nouveaux emplois sont dans des industries où les salaires sont élevés.

« Nous avons vu au Canada, contrairement à la majorité des autres pays, une augmentation des revenus dans tous les groupes de revenus », a lancé M. Harper.

« Le choix est de rester avec un plan qui fonctionne et avec lequel la plus grande partie de notre économie connaît une croissance, ou d'adopter un plan qui fait reculer l'ensemble de l'économie, comme le propose le NPD », a affirmé M. Harper.

Selon les données les plus récentes de Statistiques Canada, le PIB a diminué de décembre 2014 à mai 2015, c'est-à-dire pendant cinq mois. Un pays est techniquement en récession lorsqu'il enregistre deux trimestres (six mois) de décroissance économique.

Le 31 juillet dernier, Statistique Canada indiquait que la diminution du PIB en mai était « principalement attribuable aux replis observés dans les secteurs de la fabrication, de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction pétrolière et gazière, ainsi que dans le commerce de gros ».

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