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À court d'argent, les progressistes-conservateurs du N.-B. espèrent vendre leur QG

Les progressistes-conservateurs au Nouveau-Brunswick espèrent renflouer leurs coffres en vendant la maison qui abrite leurs bureaux, rue Regent, à Fredericton.

Le parti se prépare aux élections générales de l’automne prochain, durant lesquelles il pourrait dépenser jusqu’à 1,1 million de dollars, mais il n’a pas ces fonds en ce moment.

Les progressistes-conservateurs ne disposaient que de 20 260 $ le 30 juin dernier, selon les documents qu’ils ont déposés à Élections NB.

Par contre, les libéraux au pouvoir avaient plus de 2 millions de dollars au même moment, soit près de 100 fois plus d’argent que les progressistes-conservateurs.

Le Parti libéral n’a aucune dette, mais le Parti progressiste-conservateur avait encore à ce moment une dette de 346 626 $.

Le Parti progressiste-conservateur ne précise pas s’il veut vendre sa maison pour régler sa dette ou pour financer sa prochaine campagne électorale.

Une maison aux « caractéristiques charmantes »

Les progressistes-conservateurs ont acheté la maison en 2008. Leur agent d’immeuble est Richard Bragdon, de l’entreprise Exit Realty à Fredericton. Il était candidat conservateur au fédéral dans Tobique-Mactaquac en 2015, mais il n’a pas été élu. Il n’a pas été possible d’obtenir ses commentaires au sujet de la maison.

Dans la publicité d'Exit Realty, la maison est décrite comme étant magnifique et patrimoniale, et pouvant servir de demeure ou de bureau, ou être convertie en appartements. Elle a des « caractéristiques charmantes », peut-on lire, et « ce type de propriétés ne sont pas offertes très souvent ».

Le prix proposé est de 479 000 $, ce qui réglerait la dette du parti et lui laisserait 133 000 $.

Le quartier général des libéraux, rue Brunswick, est aussi une maison convertie en bureaux. La propriété n’est pas hypothéquée.

Collecte de fonds : les progressistes-conservateurs ont du mal à suivre

Les progressistes-conservateurs, qui constituent l’opposition officielle en Chambre, n’arrivent pas à recueillir autant de fonds que les libéraux.

En 2016, année de leur congrès de direction, les progressistes-conservateurs ont recueilli des dons de 467 718 $ tandis que les libéraux en ont recueilli de 868 426 $. Durant la première moitié de 2017, la plus récente période pour laquelle des documents ont été déposés, les libéraux ont recueilli 659 485 $, soit plus du double que les progressistes-conservateurs (297 655 $).

Plus de dons d’entreprises

Le chef des progressistes-conservateurs, Blaine Higgs, a lui-même proposé une mesure qui a mené à l’abolition d’une source de financement potentiellement lucrative pour son parti.

Le gouvernement libéral a présenté un projet de loi en mars 2017 pour réduire de 6000 $ à 3000 $ le maximum d’argent pouvant être donné aux partis politiques par des personnes, des entreprises et des syndicats.

Durant le débat suivant, six jours après une importante activité annuelle de financement du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs a proposé un amendement visant à interdire tout don provenant d’entreprises et de syndicats.

Les libéraux ont appuyé l’amendement. La nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er juin dernier, un jour après le dîner du Parti libéral à 500 $ le couvert.

Le Parti progressiste-conservateur a déclaré des dons d’entreprises totalisant 147 732 $ durant la première moitié de 2017, alors que les libéraux n’avaient recueilli que 17 026 $ par le même moyen.

Lorsque les libéraux ont voté pour l’amendement, le chef du Parti vert, David Coon, a fait entendre que M. Higgs n’avait peut-être pas prévu que les libéraux l’appuieraient. M. Coon disait avoir l’impression que c’était accidentel.

Élections NB estime que les partis qui présenteront des candidats dans les 49 circonscriptions de la province pourront dépenser jusqu’à 1 124 582 $ chacun cette année.

D’après un reportage de Jacques Poitras, CBC

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