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À Fort McMurray, une poignée d’électeurs décideront du résultat de l’élection partielle

Les électeurs de la circonscription de Fort McMurray-Conklin iront aux urnes le 12 juillet. D'ici là, les candidats ne ménagent pas leurs efforts pour les convaincre de leur accorder leur appui.

La candidate du Parti conservateur-uni (PCU), Laila Goodridge, s’inquiète du faible taux de participation.

Celui-ci est généralement bas lors des élections partielles. Il faut ajouter à cela le fait que plusieurs habitants sont toujours occupés à reconstruire leur résidence après le feu de 2016. Ces élections ont, en plus, lieu au milieu de l’été. Laila Goodridge s’attend à ce que seulement 3000 des 13 222 électeurs se prévalent de leur droit de vote.

« Je pense que les chances du PCU seraient excellentes si tout le monde allait voter, explique-t-elle. Mais si le NPD arrive à motiver ses petits groupes d’intérêts et ses lobbies, il pourrait l’emporter avec 1200 ou 1500 voix ».

Elle veut donc s’assurer que chaque personne qu’elle rencontre connaisse l’emplacement des bureaux de scrutin et la date de l’élection.

Elle a pour cela reçu l’aide de ténors conservateurs, dont plusieurs députés conservateurs ainsi que l’ancien directeur général du Wild Rose, Jeremy Nixon, qui tente maintenant de devenir le candidat du PCU dans la circonscription de Calgary-Klein. Ceux qu’elle espère voir devenir ses collègues l’accompagnent dans ses tournées de porte-à-porte à travers le comté.

Château fort conservateur

Le comté de Fort McMurray-Conklin devrait normalement être une valeur sûre pour le PCU. La circonscription a élu des candidats progressistes-conservateurs ou créditistes depuis 50 ans, à l’exception d’un mandat libéral de 1993 à 1997

Laila Goodridge, qui est âgée de 31 ans, fait cependant face à une adversaire de taille. La conseillère municipale Jane Stroud, qui est âgée de 70 ans, se présente sous la bannière du NPD et tente de mettre à profit sa connaissance du terrain et des enjeux. Elle représente depuis huit ans les communautés d’Anzac, Conklin, Janvier et Gregoire lake Estates au conseil de la municipalité régionale de Wood Buffalo.

Elle a aussi pu bénéficier de la visite de la première ministre Rachel Notley qui a assisté au lancement de sa campagne le 28 juin dernier.

« J’habite ici, rappelle-t-elle. Je connais tous les enjeux parce que j’ai été conseillère pendant huit ans. Je représente une région rurale, mais en tant que conseillère, c’est mon devoir d’être attentive aux problèmes de toute la région et c’est ce que je fais. »

Elle s’en prend également à son adversaire conservatrice qu’elle accuse d’avoir été parachutée dans la circonscription. Une accusation que réfute vertement Laila Goodridge qui est née et a grandi à Fort McMurray avant d’aller étudier à Edmonton et de travailler pour le ministère fédéral de l’Environnement à Ottawa.

Les électeurs ont cependant d’autres options. Trois autres candidats tentent de ravir le siège détenu jusqu’à récemment par l’ancien chef du Wildrose, Brian Jean. Le Parti albertain, le Parti libéral et le Parti vert présentent tous des candidats.

Peu importe qui l’emporte, son règne sera de courte durée puisque les limites de la circonscription ont été complètement révisées en vue des élections générales de 2019. Les deux comtés qui couvrent Fort McMurray diviseront la région sur un axe nord-sud plutôt qu’est-ouest.

La population de Fort McMurray-Conklin était 48 % en deçà de la moyenne pour les circonscriptions provinciales avant le redécoupage.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine.

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