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À l'ONU, Trudeau promet un plus grand appui aux personnes déplacées

Le gouvernement canadien veut prêcher par l'exemple face à la crise des migrants. De passage au siège des Nations unies à New York, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé de nouveaux fonds et a vanté le modèle canadien de parrainage privé des réfugiés.

Un texte de Madeleine Blais-Morin 

Les dirigeants mondiaux ont participé lundi au tout premier sommet de l'ONU sur les réfugiés. Au moment où il tente de trouver des solutions à la crise, le premier ministre du Canada a voulu mettre de l'avant un modèle canadien: le parrainage privé.

Selon le premier ministre Trudeau, c'est ce modèle qui a permis au gouvernement canadien de respecter sa cible d'accueillir 25 000 réfugiés syriens.

« Notre gouvernement a fixé la cible, mais nous avons atteint notre objectif en grande partie grâce aux Canadiens qui se sont rassemblés pour aider ceux qui étaient dans le besoin », a-t-il déclaré.

L'initiative n'est pas nouvelle. Depuis 1979, elle a permis d'accueillir 275 000 réfugiés au pays.

Selon le ministre de l'Immigration John McCallum, qui fait partie de la délégation canadienne à l'ONU, ce modèle a fait ses preuves au pays.

Il rapporte que plus d'une dizaine de pays se sont montrés intéressés par ce modèle.

Le gouvernement lancera d'ailleurs sous peu des partenariats avec une fondation privée et l'Agence des Nations unies pour les réfugiés pour accroître ces initiatives de parrainage privé ailleurs sur la planète.

Les promesses canadiennes

Le premier ministre a en outre promis d'augmenter d'au moins 10 % l'aide humanitaire au cours de l'exercice financier actuel.

Le Canada a aussi annoncé près de 65 millions de dollars pour améliorer les possibilités d'apprentissage aux enfants déplacés en Irak, en Syrie et dans les pays voisins.

Justin Trudeau a par ailleurs affirmé que le Canada devra faire un effort pour partager l'expérience canadienne, notamment le modèle de parrainage privé. Il note que grâce à ce programme, plus de 275 000 réfugiés sont venus au Canada depuis 1979.

Adoption d'une déclaration

Réunis aux Nations unies, les dirigeants du monde ont adopté la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, qui vise à trouver des solutions durables à la crise, la pire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette déclaration, non contraignante, vise une réponse plus coordonnée à la crise, tout en reconnaissant la contribution positive des migrants.

Le haut-commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a néanmoins prévenu que les dirigeants ne devraient pas se contenter de l'adoption de cette déclaration.

« Des réfugiés risquent la noyade et sont maintenus à l'étroit dans des centres de détention. Lorsqu'ils sont libérés, ils risquent d'être maltraités par des personnes racistes et xénophobes », a-t-il souligné.

Sans nommer de politiciens, il a mené une charge à fond de train contre ceux qui tentent d'obtenir ou de conserver le pouvoir en attisant la crainte des étrangers. « Les défenseurs de ce qui est juste et bon sont trop souvent étouffés par ceux qui attisent l'intolérance raciale pour se maintenir au pouvoir aux dépens des plus vulnérables », a-t-il dit.

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