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Abandon du SRB : Anne Guérette crie au gaspillage de fonds publics

« Un autre beau gaspillage d'argent signé Régis Labeaume et on espère que ça va être le dernier », lance la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, après la décision de l'administration Labeaume de faire table rase sur le projet de service rapide par bus (SRB).

« On parle d'un minimum de 15 millions d'argent public gaspillé depuis le temps qu'on taponne sur la mobilité durable, qu'on tourne en rond et qu'on n'avance pas », dénonce celle qui aspire à remplacer le maire Labeaume lors des élections municipales de novembre 2017.

Le parti de l'opposition à l'Hôtel de Ville s'était récemment prononcé contre le SRB dans sa forme actuelle et militait depuis longtemps pour que le transport en commun soit bonifié dans l'axe de la colline parlementaire plutôt que sur le boulevard Charest.

Anne Guérette admet qu'en retournant à la table à dessin, « on limite les dégâts » même si des millions de dollars ont déjà été dépensés.

Au sujet de la vaste consultation qui sera lancée en mai sur l'avenir du transport collectif à Québec, la chef de Démocratie Québec soutient que le maire « cherche à s'en sortir » après l'abandon du SRB.

« Une porte de sortie »

La Coalition avenir Québec, qui demandait à ce que le SRB soit mis en veilleuse après le départ de Lévis, soutient que le maire Régis Labeaume a pris la bonne décision en se retirant lui aussi.

« On doit dire un gros merci à Gilles Lehouillier qui a offert une porte de sortie honorable à M Labeaume, mais aussi à Laurent Lessard et François Blais », s'exclame le député de La Peltrie, Éric Caire.

« Ces deux ministres provinciaux, poursuit-il, se trouvaient dans une position particulièrement problématique où ils ont défendu bec et ongles un mauvais projet qui a capoté parce que c'était un mauvais projet. »

La CAQ estime de son côté que les sommes dépensées en vain dans le projet de SRB se chiffrent au minimum à 11 millions de dollars.

Le gouvernement du Québec en attente

Appelé à réagir, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé que son gouvernement appuyait le SRB parce que le projet était au sommet des priorités des maires de Québec et de Lévis.

« Il faut être conscient qu'on a déjà mis du travail là-dedans. On remet un peu le chronomètre à zéro, espérons qu'on pourra avancer », dit-il en invitant les élus de la région à soumettre de nouveaux projets.

Philippe Couillard ajoute que son gouvernement croit toujours que le transport collectif devra faire partie de la solution pour améliorer la mobilité dans la région.

« La solution aux problèmes de congestion routière dans la région de Québec doit passer, pas uniquement, mais entre autres, par une solution de transport collectif. Ça ne peut pas être uniquement des routes », conclut le premier ministre.

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec fait écho aux propos du premier ministre. L'organisme souligne que le projet de SRB avait perdu des plumes avec le départ de Lévis, mais demande à la Ville de Québec de ne pas attendre 10 ans avant de relancer un projet de transport collectif d'envergure.

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