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Absente du dernier budget, la réforme fiscale demeure pertinente, selon Luc Godbout

Il y a un an jour pour jour, la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise proposait un grand ménage fiscal. Ses principales recommandations ont beau être absentes du dernier budget Leitao, elles sont toujours d'actualité, selon celui qui l'a présidée, le fiscaliste Luc Godbout.

Un texte de Mylène Crête

« J'ai l'impression que dans l'entourage gouvernemental on aborde ce dossier-là comme un dossier dur à passer, donc négatif, constate-t-il en entrevue aux Coulisses du pouvoir. Je pense qu'il faut le vendre de manière positive. »

Le volumineux rapport, intitulé Se tourner vers l'avenir du Québec, proposait 71 recommandations pour revoir de fond en comble les mesures fiscales du gouvernement. Parmi ses mesures phares, la commission suggérait de diminuer l'impôt sur le revenu des particuliers de 4,4 milliards de dollars et d'augmenter en contrepartie les taxes et les tarifs.

« Il faut la vendre de manière positive, cette réforme-là, poursuit-il. On est capable de créer de la croissance économique, de faire de la création d'emplois et d'avoir les mêmes recettes pour financer nos services publics. »

Les travaux de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise ont coûté 2,5 millions de dollars et se sont échelonnés sur huit mois.

À la recherche d'un consensus

« Le rapport n'a pas été mis de côté, assure la ministre de l'Économie Dominique Anglade, également en entrevue aux Coulisses du pouvoir. Cela dit, ce sont des réformes majeures qui nécessitent qu'on fasse cheminer également la population. »

Elle ajoute que le gouvernement aimerait dégager un consensus avant de mettre cette réforme fiscale en œuvre. « Il faut trouver une façon de le faire, ce fameux consensus-là, mais en promettant d'abord des baisses d'impôts qui seront financées par la suite par des augmentations de taxe de vente », répond Luc Godbout.

Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a fait mention du rapport Godbout dans le discours du budget jeudi. L'abolition de la taxe santé, qui est devancée d'un an, faisait partie des recommandations de la commission.

Luc Godbout dit garder espoir de voir cette réforme se concrétiser au cours des prochaines années. « Ma crainte était de voir un commentaire négatif à l'égard de la réforme proposée ou qu'elle soit mise de côté, avoue-t-il. C'est vrai qu'elle n'est pas mise en oeuvre dans le présent budget; cependant, le ministre continue toujours d'en parler de manière positive. »

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