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Accès aux garderies : Ottawa et l'Î.-P.-É. s'entendent sur 10,5 millions sur trois ans

L'Île-du-Prince-Édouard obtient 10,5 millions de dollars sur trois ans d'Ottawa pour améliorer les services de garde d'enfants, en vertu d'un accord bilatéral ratifié mardi à Charlottetown. La province compte utiliser cet argent pour créer jusqu'à 200 nouvelles places en garderie.

Un texte de François Pierre Dufault

Les fonds octroyés proviennent d'une enveloppe nationale de 7,5 milliards de dollars sur 11 ans, annoncée le 12 juin.

L'investissement dédié à l’apprentissage et la garde des jeunes enfants doit permettre à la province insulaire d’offrir plus d’accessibilité aux familles auparavant moins desservie par les garderies, notamment les nouveaux arrivants, les familles de langue française et celles dont les parents travaillent sur une base saisonnière ou irrégulière.

« C'est une priorité du gouvernement canadien de s'assurer que toutes les familles, peu importe leur langue maternelle, ont accès à des services de garde de qualité et inclusifs », affirme Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, en marge d'un point de presse à Charlottetown.

Les fonds doivent aussi servir à la formation d’éducateurs de la petite enfance.

L'enveloppe accordée à la province insulaire sera réévaluée après trois ans, précise le ministre Jean-Yves Duclos.

L'Île-du-Prince-Édouard est la deuxième province, après l'Ontario, à signer une entente bilatérale sur la petite enfance avec Ottawa. L'enveloppe de 7,5 milliards de dollars sur laquelle se sont entendus les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à la mi-juin vise la création de 40 000 places en garderie à l'échelle du pays.

« Il s'agit d'un investissement important pour les enfants de zéro à quatre ans de la province », insiste Doug Currie, le ministre insulaire de l’Éducation, du Développement préscolaire et de la Culture. « Notre priorité immédiate est de créer 200 nouvelles places en garderie. Nous nous attendons à ce que les choses se mettent en branle assez rapidement. »

Rien pour les salaires

Il n'est cependant pas question, pour l'instant, d'augmenter les salaires des éducateurs de la petite enfance, peu compétitifs, et qui constituent selon plusieurs un obstacle au recrutement et à la rétention d'employés.

« Les priorités du gouvernement fédéral sont l'accès et la formation. C'est aux provinces que revient la responsabilité des salaires. Nous sommes certainement au courant des problèmes. Et nous cherchons à même nos budgets des façons d'aider les éducateurs », précise le ministre provincial Doug Currie.

Au total, 45 centres de la petite enfance désignés à l’Île-du-Prince-Édouard doivent recevoir un financement.

Le gouvernement insulaire investit actuellement 11,4 millions de dollars par année dans des programmes et des services d’apprentissage préscolaire, et 1,5 million de dollars dans les services à la petite enfance pour les autistes.

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