À mi-mandat du gouvernement de Philippe Couillard, la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS) tirent à boulets rouges sur les politiques libérales et la gestion de l'affaire Sam Hamad.

Dimanche, la CAQ a brandi un sondage Léger selon lequel une majorité de Québécois ne croient pas que leur situation s'est améliorée en 12 ans de gouvernement libéral sous Jean Charest, puis Philippe Couillard.

Le coup de sonde étudiait les impressions de 1003 internautes sur la situation économique du Québec, le niveau d'imposition et de taxation, l'attente dans les urgences, les services aux élèves et la situation du français.

« Ce qu'on peut dire, c'est que les 12 années du Parti libéral, c'est un échec », a résumé le chef de la troisième opposition, François Legault, en conférence de presse à Longueuil.

« Ce gouvernement n'a aucune vision, aucune ambition, on l'a vu dans le budget », a-t-il encore accusé.

L'« échec » de la loi 10

Pour leur part, Québec solidaire et divers intervenants de la santé et des services sociaux brossent un sombre bilan de la loi 10, entrée en vigueur il y a un an. Ils soutiennent que cette réforme de la gouvernance du réseau fait perdre aux patients de plus en plus de services.

« Il y a des conséquences très concrètes sur une large échelle, dans l'ensemble du réseau », a dit le co-porte-parole de QS, Amir Khadir, sur les ondes de RDI.

« J'ai des travailleuses sociales qui vont au domicile de patients et dont les interventions doivent durer 42 minutes », a expliqué Sylvain Lirette, de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux au Bas-Saint-Laurent.

« Mais si après [...] 40 minutes le client fait une action ou déclare avoir des idées suicidaires, bien si on écoutait le gestionnaire, il faudrait fermer cette intervention et revenir », a ajouté M. Lirette.

Couillard et Hamad ont « manqué de jugement »

Par ailleurs, le chef de la CAQ a aussi reproché au premier ministre d'alimenter le cynisme des Québécois avec son appui au ministre Sam Hamad, critiqué pour ses liens avec Marc-Yvan Côté, arrêté pour fraude et corruption le 17 mars dernier.

« Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il [M. Hamad] a manqué de jugement en maintenant ses liens avec Marc-Yvan Côté et que M. Couillard a manqué de jugement en réitérant sa confiance en Sam Hamad », a estimé François Legault.

« Indirectement, M. Couillard se trouve à protéger Marc-Yvan Côté, alors que le Parti libéral du Canada l'avait banni à vie pour financement politique illégal », a-t-il aussi soulevé.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine