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Affaire Struthers : Wab Kinew demande à Greg Selinger de démissionner

L'ancien premier ministre du Manitoba Greg Selinger s'est excusé auprès des femmes qui ont dévoilé des allégations de harcèlement sexuel contre son ancien ministre Stan Struthers. Greg Selinger affirme que le Nouveau Parti démocratique (NDP) de l'époque n'a pas réussi à assurer la sécurité de ces femmes. Il refuse toutefois de démissioner comme cela lui a été demandé par son chef.

Le chef du NPD du Manitoba, Wab Kinew, a demandé à M. Selinger de démissionner de son poste de député provincial de Saint-Boniface mardi matin. « Il m'a dit qu'il voulait s'excuser et accepter la responsabilité [pour ce qui c'était passé] », affirme Wab Kinew. « Je lui ai dit [que le moment serait opportun] de prendre la sortie. »

Au lieu de cela, un Greg Selinger défiant a tenu une conférence de presse mardi après-midi au cours de laquelle il s'est excusé, mais a déclaré qu'il n'était pas prêt à partir.

« Quand nous avons parlé aujourd’hui [Wab Kinew] a proposé cela comme une alternative. L'autre était d'annuler cette conférence de presse. Je lui ai dit que je pensais qu'il était vraiment important que nous fassions cette déclaration aujourd'hui pour que les gens sachent ce que je ressentais », a-t-il déclaré.

« Je lui ai dit qu'ayant démissionné de mon poste à la tête du parti, je le soutiens entièrement en tant que nouveau leader. Il était important de clarifier ce que je ressentais par rapport à ce qui s'est passé », a ajouté M. Selinger, en anglais.

Une récente enquête de CBC News a révélé que cinq femmes, dont un ancien collègue du NPD, ont accusé l'ancien ministre néo-démocrate Stan Struthers de plusieurs cas d'attouchements inappropriés remontants à il y a au moins huit ans. Deux autres femmes se sont manifestées depuis que l'histoire a été révélée au grand jour.

Tous les incidents signalés par CBC sont survenus après que Greg Selinger soit devenu premier ministre en 2009 et avant que Stan Struthers ne quitte la vie politique en 2016.

Selinger avait été mis au courant de deux plaintes

Greg Selinger, qui est maintenant député de Saint-Boniface, affirme qu'il accepte la responsabilité de ce qui s'est passé pendant qu'il était leader et dit qu’il aurait agit si quelqu’un lui en avait parlé. Il assure ne pas avoir été informé, à l'époque, au sujet des agressions présumées récemment dévoilées.

M.Selinger dit toutefois qu’en 2015, vers la fin de son mandat, deux femmes qui voulaient rester anonymes ont dénoncé des agissements de Stan Struthers à son chef de cabinet. Il dit que Stan Struters a reçu par la suite une directive lui demandant de cesser le harcèlement.

Greg Selinger affirme qu’après ces dénonciations, les victimes ont préféré tourner la page.

Il ajoute que son chef de cabinet a par la suite lancé des discussions afin d’améliorer les politiques et les procédures dans le but d’avoir un environnement de travail sécuritaire et basé sur le respect pour tous les membres du gouvernement. Ces mesures avaient pour but de faciliter la dénonciation pour quiconque se dit victime de harcèlement ou d’agression sexuelle, dit-il.

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