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AggregateIQ : le Parti vert veut rassurer ses membres sur la sécurité de leurs données

Le Parti vert de la Colombie-Britannique a réitéré, vendredi, qu'il ne croyait pas que les renseignements de ses membres avaient été volés après qu'il eut fait appel aux services d'une firme de technologie établie à Victoria et impliquée dans un scandale international de fuite de données personnelles.

La directrice générale du Parti vert britanno-colombien, Laura Lavin, a expliqué que la formation avait fait affaire avec AggregateIQ de janvier à août 2016 afin de se doter d'un nouveau site web et d'une nouvelle banque de données sur ses membres.

Le Parti assure avoir reçu une confirmation écrite de la part de la firme disant que toutes les données avaient été détruites à la fin du contrat.

Selon Mme Lavin, AggregateIQ a créé un site web pour le Parti vert de la Colombie-Britannique, mais ce dernier a mis fin au contrat parce que la firme n'était pas en mesure de livrer la banque de données dans les délais exigés.

Elle a précisé que toutes les correspondances entre la formation politique et la firme avaient été révisées de même que la clause de non-divulgation de renseignements incluse dans le contrat.

AggregateIQ dit avoir détruit les données

Les verts soutiennent avoir exigé et obtenu la confirmation écrite que toutes les données avaient été détruites après avoir consulté le Bureau du commissaire à la vie privée de la Colombie-Britannique.

D'après Laura Lavin, les renseignements auxquels la firme aurait eu accès varient selon les membres. On parle de noms, d'adresses, d'adresses courriel, de dons faits au parti et de certains champs d'intérêt.

Le Parti vert a publié un message sur son site web expliquant le processus de vérification. Des courriels ont été envoyés aux membres et des lettres vont être expédiées à ceux qui ne disposent pas d'adresse électronique.

Jusqu'à maintenant, trois membres du parti auraient exigé que leur dossier soit effacé de la banque de données.

Montrée du doigt dans le référendum sur le Brexit

AggregateIQ est accusée d'avoir joué un rôle dans une opération visant à influencer les électeurs britanniques pour qu'ils appuient le Brexit.

Le sonneur d'alerte canadien Christopher Wylie a aussi allégué que la firme avait utilisé les algorithmes conçus par Cambridge Analytica. Cette entreprise aurait récolté les données personnelles de plus de 50 millions d'utilisateurs Facebook afin d'aider la campagne présidentielle de Donald Trump.

Dans une déclaration publiée sur son site web cette semaine, AggregateIQ nie tout lien avec Cambridge Analytica et soutient offrir toute sa collaboration aux autorités des pays où elle est active.

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