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Agresseurs sexuels dans les foyers de soins : des messages contradictoires de la ministre

La ministre néo-brunswickoise responsable des soins de longue durée, Lisa Harris, a donné des messages contradictoires, jeudi, au sujet du placement de personnes condamnées pour des crimes sexuels dans des foyers de soins.

L’opposition a tenté, jeudi, à l’Assemblée législative, de savoir ce qu’elle comptait faire pour éviter que ne se répète un incident lors duquel un pensionnaire dans une résidence de soins de longue durée de Saint-Jean a été agressé sexuellement par un autre résident.

L’agresseur a été condamné à deux ans de prison en août dernier.

« Nous allons certainement étudier les politiques et les procédures », a répondu la ministre en Chambre. « Je suis très ouverte aux suggestions pour renforcer ces politiques et procédures. »

Toutefois, dans une lettre envoyée au début du mois à la mère de la victime, elle disait que la résidence s’était conformée à toutes les politiques existantes et que son ministère n’envisageait aucun changement, à la suite de l’agression.

En s’adressant aux journalistes après la période des questions de l’opposition, jeudi, elle a ajouté à la confusion en affirmant qu’elle était ouverte tirer des leçons de l’agression, mais qu’elle n’avait pas l’intention d’ordonner une révision des politiques existantes.

Un récidiviste

Andrew Michael Douglas, 29 ans, a été condamné en août dernier pour avoir agressé sexuellement un homme de 28 ans atteint du syndrome d’Asperger, dans la même résidence où il était pensionnaire.

L’agresseur avait été placé dans cette résidence par le ministère du Développement social en dépit du fait qu’il avait déjà été condamné en 2016 pour une agression sexuelle, pour laquelle il purgeait une peine conditionnelle. Il avait aussi été condamné en 2011 pour un autre crime sexuel.

Les employés des foyers de soins font l’objet d’une vérification des antécédents judiciaires avant leur embauche, mais cette vérification n’est pas faite dans le cas des résidents.

Des vérifications « compliquées »

La ministre Harris a déclaré plus tôt cette semaine que les vérifications, dans le cas de résidents, seraient « compliquées » et soulèveraient des questions de droit.

Selon la députée progressiste-conservatrice Dorothy Shephard, le gouvernement Gallant devrait adopter des mesures pour empêcher qu’une agression comme celle à Saint-Jean survienne de nouveau.

La ministre Lisa Harris affirme que les politiques existantes, au Nouveau-Brunswick, sont similaires à celles d’autres provinces, mais elle se dit tout de même ouverte aux suggestions, celles du défenseur des enfants et de la jeunesse Norm Bossé, entre autres.

Elle a tout de même l’intention, à court terme, de demander aux fonctionnaires de son ministère de vérifier ce que font les autres provinces pour prévenir les agressions sexuelles dans les foyers de soins.

D'après les informations de Jacques Poitras, CBC

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