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Agression contre Couillard : inquiétudes chez certains politiciens de la région

L'agression contre le premier ministre Couillard, jeudi soir, soulève des inquiétudes au sujet de la protection de nos représentants politiques dans la région.

Au Québec, le premier ministre est accompagné de gardes du corps dans ses déplacements lors de ses apparitions publiques, ainsi que les membres de son cabinet.

L'attaque subie par le premier ministre Philippe Couillard, fait réfléchir la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée. « J'étais à quelques mètres du premier ministre, donc j'avais l'activiste devant les yeux, un activiste que je connaissais, donc je vous avoue que ça a été la première fois que j'ai senti cette vague de panique », explique la ministre.

En Ontario, seule la première ministre Kathlyne Wynne profite de la protection des agents de la Police provinciale (PPO). Les ministres sont rarement accompagnés d'agents policiers, contrairement à leurs collègues fédéraux et du Québec.

Un porte-parole dit que le gouvernement de l'Ontario étudie présentement la possibilité d'imiter le Québec et s'obtenir une protection systématique à ses ministres.

« Je m'aperçois que de plus en plus on a besoin d'augmenter la sécurité pour les politiciens. Surtout les chefs d'État », affirme l'ex-procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur.

Les députés, tant québécois, ontariens que fédéraux, voyagent seuls. Pourtant, l'actualité récente démontre qu'ils peuvent aussi être la cible d'attaques. Ce fut le cas d'une députée britannique pro-Union européenne, jeudi.

« Vraiment, c'est vraiment horrible et ça nous fait réfléchir. Il ne faut pas trop y penser parce que, il n'y a personne qui voudrait faire notre job », s'exclame le député de Papineau et adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation, Alexandre Iracà.

Le député de Pontiac, André Fortin, affirme qu'il se sent en sécurité, même après les évènements d'hier. « Ici, quand même, en Amérique du Nord, au Québec à tout le moins, je ne sens pas une insécurité dans l'exercice de mes fonctions. »

D'après le reportage de Claudine Richard

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