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ALENA : Chrystia Freeland demeure optimiste malgré le « mauvais signal » américain

Le Canada et les États-Unis ont beau être des alliés indéfectibles, les tarifs imposés par les États-Unis et les attaques verbales du président Donald Trump, cette semaine, envoient un bien mauvais message, selon la ministre Chrystia Freeland, alors que les négociations sur le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ne sont toujours pas terminées.

Un texte de Mathieu Gohier

Même si la ministre des Affaires étrangères tient à distinguer les surtaxes sur l'acier et l'aluminium de la renégociation en cours de l'ALENA, celle-ci reconnaît que la récente manoeuvre protectionniste américaine n'aide en rien les efforts en cours pour en arriver à un nouvel accord.

« C'est un signal très important et mauvais en ce qui concerne le commerce international entre le Canada et les États-Unis. Les États-Unis ont fait, je crois, une erreur très grave », dit Chrystia Freeland en entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir.

Malgré la riposte canadienne face à ces tarifs, la plainte déposée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le changement de ton assumé du gouvernement Trudeau, la renégociation de l'ALENA se poursuit.

La ministre Freeland croit toujours qu'une entente est possible entre les trois pays membres de l'accord. Selon elle, le meilleur argument en sa faveur demeure ses résultats au quotidien.

« Je suis toujours optimiste en ce qui concerne l'ALENA. [...] Il est important de souligner que c'est une négociation sur la modernisation de l'ALENA, mais celui-ci existe déjà. Et chaque jour, les entreprises canadiennes et américaines font plus de 2 milliards de dollars de commerce entre les deux pays », rappelle Chrystia Freeland.

Il ne faut pas non plus compter la ministre canadienne des Affaires étrangères parmi ceux qui s'étonnent encore des soubresauts de l'administration Trump. À ce stade-ci des négociations, « plus rien ne peut me surprendre », indique-t-elle.

Trans Mountain et l'image du Canada

L'achat par le gouvernement canadien de l'oléoduc Trans Mountain n'est pas passé inaperçu dans la presse étrangère.

Si certains groupes environnementaux à l'étranger ont déjà décrié l'appui du gouvernement canadien au projet, la ministre des Affaires étrangères estime que l'image du Canada dans le monde ne sera pas affectée.

« Je pense que c'est une démonstration de leadership du premier ministre. Ça démontre que le premier ministre est prêt à prendre des décisions grandes et difficiles », répond Chrystia Freeland.

La ministre affirme que les événements de la semaine sont un rappel de l'importance pour le Canada de diversifier ses marchés d'exportation.

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