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Alexandre Taillefer vante les valeurs et le bilan du PLQ

Après avoir appuyé divers partis politiques au fil des ans, l'homme d'affaires Alexandre Taillefer, qui préside désormais la campagne du Parti libéral du Québec (PLQ), se dit impressionné par la performance économique et sociale du gouvernement Couillard qu'il considère comme un gage d'avenir et de prospérité.

Un texte de Stéphane Bordeleau

L’entrepreneur, qui annonçait officiellement mardi matin, à Montréal, son implication au sein de l’équipe Couillard à titre de président de la campagne électorale du Parti libéral du Québec, s’est d’abord dit surpris par l’ampleur des réactions qu’a provoquées sa venue en politique sous la bannière libérale.

« J’ai compris, dès que ma nomination a été ébruitée, dans quoi je m’embarquais. […] J’ai quand même été surpris de la rapidité et parfois de la férocité des commentaires à mon égard », a-t-il confié.

L'heure du « bon choix » est venue

Reconnaissant ouvertement qu’il a déjà soutenu des candidats d’autres formations politiques, celui qui se décrivait récemment comme un « queer politique » a expliqué son adhésion au Parti libéral en soulignant que le Québec est dans une période cruciale et qu’il est très important pour lui de « faire le bon choix », soit celui du PLQ.

« Comme plusieurs personnes, j’ai soutenu plusieurs partis, j’ai soutenu différentes personnes, des gens qui choisissent de s’impliquer en politique pour faire un changement, et je saluerai toujours l’implication individuelle pour le bien collectif », a-t-il expliqué.

« Mais à l’heure où faire le bon choix me semble plus important que jamais, je choisis le Parti libéral », a poursuivi l’entrepreneur propriétaire de plusieurs compagnies.

Résolument fédéraliste

Questionné par les journalistes sur d’anciennes déclarations voulant qu’il ait soutenu l’indépendance du Québec et même voté pour le oui en 1995, Alexandre Taillefer a assuré qu’il est aujourd’hui fédéraliste, et ce, « depuis de nombreuses années. [...] Pour moi, cette question doit être évacuée. »

Pas question non plus pour lui de sauter dans l'arène politique en déposant une candidature tardive dans cette campagne, assure M. Taillefer.

Se disant « extrêmement impressionné » par la plateforme du Parti libéral du Québec, l’entrepreneur a expliqué qu’il entendait jouer un rôle actif dans la campagne, notamment en s’impliquant dans les stratégies de communication avec l’équipe rapprochée de Philippe Couillard et en recrutant des candidats de prestige pour le PLQ.

« Je vais également faire des tournées avec le premier ministre et son équipe. Et j’espère participer avec les militants et militantes à la bonification de la plateforme électorale », a ajouté Alexandre Taillefer en expliquant qu'il compte sur toute une équipe pour y parvenir. « Je ne suis pas le Superman de la politique », a-t-il fait remarquer.

Un homme qui incarne le Québec moderne, selon Couillard

Le premier ministre Couillard, quant à lui, ne cachait pas sa fierté d’avoir convaincu une personnalité du calibre d'Alexandre Taillefer de se joindre à son parti.

Après avoir vanté son bilan économique et la situation économique du Québec, désormais des plus enviables parmi les provinces du Canada, Philippe Couillard a expliqué qu’un homme comme Alexandre Taillefer incarne non seulement le renouveau au sein du PLQ, mais également son leadership.

« Je crois pertinemment que le président de la campagne électorale de la campagne 2018 du Parti libéral du Québec incarne un leadership d’action et de vision, un leadership de succès et de compassion », a déclaré le premier ministre.

Rappelant le succès remporté par Alexandre Taillefer dans le monde des affaires, son implication pour un meilleur partage de la richesse de même que sa défense de diverses causes sociales, Philippe Couillard a décrit son nouveau président de campagne comme un modèle pour le Québec moderne.

Un parcours ponctué de succès et d’épreuves

À la tête du Fonds d’investissement XPND, fondateur du service de transport Téo Taxi et ancienne figure de l’émission Les Dragons, sur les ondes d'ICI Radio-Canada, Alexandre Taillefer a construit sa fortune au début des années 2000 dans les technologies de l’information. Mishmash Média, dont il est propriétaire, possède notamment la revue L'actualité ainsi que le magazine Voir.

Aussi présent dans le milieu des arts, Alexandre Taillefer occupe les fonctions de président du conseil d'administration du Musée d'art contemporain de Montréal.

L'entrepreneur est également connu pour son implication sociale, notamment par la réalisation d'un documentaire sur la cyberdépendance intitulé Bye qui relate le suicide de son fils Thomas, à l'âge de 14 ans.

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