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Allégations d'inconduite sexuelle contre Patrick Brown : les réactions politiques

Dans la foulée des allégations d'inconduite sexuelle qui ont forcé Patrick Brown à démissionner de son poste de chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, la première ministre Kathleen Wynne a loué, jeudi, le courage des deux femmes à l'origine des allégations.

« Je ne vais pas rentrer dans les aspects légaux, mais lorsque des femmes parlent de leurs expériences nous devons y porter attention », a déclaré la chef libérale.

La première ministre croit que c'est la responsabilité de tous de créer des environnements sûrs pour notamment permettre aux victimes de parler et les protéger.

« Nous avons tous la responsabilité de comprendre ce qui est en train de se passer [...] et de mettre en lumière des comportements inacceptables, a ajouté Kathleen Wynne, il n'est jamais acceptable de harceler, d'agresser, et de mettre les gens en position de victime. »

M. Brown a nié les allégations contre lui.

On ne savait pas

La co-chef adjointe du Parti conservateur Sylvia Jones affirme qu'elle a été mise au courant des allégations contre Patrick Brown pour la première fois mercredi soir.

Mme Jones et son collègue à la direction du Parti, Steve Clark, n'ont pas voulu dire jeudi midi si les conservateurs organiseraient une course à la chefferie ou se contenteraient de nommer un chef intérimaire, expliquant que cette décision reviendrait au caucus, vendredi.

De son côté, Kathleen Wynne a assuré qu'elle ne comptait pas déclencher les élections provinciales avant la date prévue du 7 juin.

Pour sa part, la chef du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario, Andrea Howrath, croit qu'il faut encourager les femmes à prendre la parole et qu'il faut changer la culture dans tous les aspects de la société. « La seule façon de faire en sorte que ça s'arrête est de le dénoncer », a-t-elle affirmé en conférence de presse.

Elle a aussi salué le courage des deux femmes qui ont fait les allégations d'inconduite sexuelle contre Patrick Brown.

Andrea Horwath a aussi jugé sévèrement le système de justice qui, selon elle, ne sert pas les femmes.

« Et c'est pour ça que de nombreuses femmes ne dénoncent pas », a-t-elle déploré.

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