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Allégations de harcèlement au travail à Sudbury : mise en garde du directeur à un conseiller municipal

Des courriels obtenus par CBC en vertu de la Loi sur l'accès à l'information démontrent que le directeur général de la Ville de Sudbury s'inquiétait en septembre de commentaires et de mentions « J'aime » faits sur Facebook par le conseiller municipal Michael Vagnini.

Ces commentaires étaient au sujet de l'ex-chef des pompiers, Trevor Bain, et de son controversé projet de réforme des services d'incendie qui a finalement été abandonné.

Le directeur Ed Archer a écrit au conseiller Vagnini pour lui signaler que certains de ses commentaires et de ses mentions « J'aime » semblaient contrevenir aux politiques de la Ville sur le harcèlement au travail.

« Mon message porte sur le fait que nous avons la responsabilité de respecter nos politiques en milieu de travail, écrivait-il. Je ne fais pas -- et n'ai pas eu l'intention de faire -- des allégations de harcèlement. »

Le directeur et le conseiller municipal ont échangé plusieurs courriels dans lesquels ils se disaient de bonne foi et exprimaient leur désir de collaborer.

M. Vagnini a expliqué que d'autres personnes qui avaient accès à sa page Facebook auraient approuvé des publications. Il aurait aussi peut-être lui-même cliqué sur l'option « J'aime » « tard le soir, après une réunion ».

Les mentions « J'aime » auraient depuis été retirées et les personnes en question n'auraient plus accès à la page du conseiller municipal.

Des employés municipaux critiqués

Ed Archer a aussi déploré certains commentaires de M. Vagnini dans une chronique publiée en octobre dans le quotidien Sudbury Star, après une assemblée publique.

Extrait du courriel du directeur général Ed Archer au conseiller municipal Michael Vagnini

Les deux hommes ont aussi écrit au maire Brian Bigger à ce sujet.

Un différend réglé?

Dans une entrevue accordée à CBC, Michael Vagnini a affirmé que des malentendus étaient à l'origine de ces échanges de courriels et que la situation était maintenant rentrée dans l'ordre.

Ed Archer n'a pas voulu accorder d'entrevue à CBC sur le sujet, estimant que ce qu'il avait à dire se trouvait dans les courriels.

D'après les informations d'Erik White de CBC

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