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Allégations de harcèlement : le président de l'Assemblée législative du N.-B. suspendu du caucus libéral

Le président de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, Chris Collins, est suspendu immédiatement du caucus libéral en raison d'allégations de harcèlement déposées par un ancien membre du personnel du gouvernement.

Un texte de Mathieu Massé

Le premier ministre Brian Gallant a convoqué la presse jeudi en fin de journée pour en faire l'annonce.

Pour le moment, on ne connaît pas la nature exacte des allégations.

Brian Gallant explique qu'une enquête indépendante sera commandée par le gouvernement et que d'autres mesures seront prises.

Brian Gallant ajoute que des employés de son bureau étaient au courant de « conflits de personnalités » entre M. Collins et la personne qui a porté plainte, sans préciser à quel moment cela s’est produit.

La personne en question a été subséquemment transférée dans un autre « milieu de travail », affirme le premier ministre.

Le bureau du premier ministre a appris le 17 février que des allégations étaient probables, précise Brian Gallant. Le jour même, on a demandé à la personne de considérer d’autres options, dit-il, mais il a été confirmé mercredi que les allégations ont été déposées.

Allégations troublantes, selon l’opposition

« Les allégations de harcèlement portées contre le président de l’Assemblée législative sont profondément troublantes », affirme Blaine Higgs, chef de l’opposition officielle, par voie de communiqué.

Le chef du Parti progressiste-conservateur reproche aussi au gouvernement Gallant d’avoir convoqué l’Assemblée législative le 13 mars avec Chris Collins comme président, alors qu’il était au courant des allégations depuis le 17 février.

Blaine Higgs ajoute qu’il a demandé en janvier dernier que les lois sur le harcèlement personnel et sexuel soient révisées afin qu’elle protège tous les employés du gouvernement, y compris le personnel législatif et politique.

Une année difficile pour les libéraux

Après le départ des ministres Serge Rousselle (Environnement et Gouvernements locaux), Donald Arseneault (Ressources naturelles) et Victor Boudreau (Santé), la nouvelle de la suspension de Chris Collins survient à moins de six mois des élections.

Le politologue Roger Ouellette affirme que le gouvernement de Brian Gallant peut s'estimer chanceux que l'Assemblée législative ne siège pas. « C'est un gros problème de moins pour le gouvernement Gallant, parce que si l'Assemblée avait siégé, les partis d'opposition auraient pu poser des questions, donc le timing est très bon pour le gouvernement. »

Relations tendues entre Gallant et Collins

Selon M. Ouellette, c'est aussi une bonne chose que les libéraux n'aient pas encore nommé leur candidat dans la circonscription de Moncton-Centre. Brian Gallant, questionné sur le sujet lors de la conférence téléphonique, a affirmé qu'il serait peu probable qu'un député visé par de telles allégations soit candidat. « Avec les élections qui s'en viennent, il faut se poser la question : "Quel est l'avenir politique de l'intéressé?" » résume M. Ouellette.

Roger Ouellette ajoute que, même si le Parti libéral devra trouver un nouveau candidat pour Moncton-Centre, il serait surprenant que le premier ministre pleure l'absence de Chris Collins. Lors de la course à la direction du parti, Chris Collins avait donné son appui à l'adversaire de Brian Gallant, Michael Murphy. Des propos peu élogieux à l'endroit de Brian Gallant auraient même été écrits par Chris Collins lors d'échanges de courriels, selon Roger Ouellette.

Radio-Canada tente d'obtenir des réactions de Chris Collins.

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