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Andrea Horwath ne compte pas apprendre le français si elle est élue première ministre

La chef néo-démocrate Andrea Horwath n'a pas voulu s'engager à apprendre le français lorsque la question lui a été posée lors d'un arrêt de campagne mardi à Brantford. Elle promet de ne pas oublier les francophones pour autant.

Un texte d’Eve Caron

Andrea Horwath cite l’horaire chargé d’un premier ministre pour expliquer ses propos.

Elle dit avoir tenté d’apprendre le français dans le passé, mais n'y est pas parvenue.

« J’ai trouvé ça difficile de dédier du temps à cela. Je ne sais pas si en devenant première ministre, j’aurais beaucoup de temps pour faire mieux. »

Elle souligne que son équipe compte des candidats francophones, dont Alex Felsky, qui était à ses côtés à Brantford.

Et Doug Ford, lui?

« Je me demande si Doug Ford parle français. Je soupçonne que non », dit-elle en français.

Lors de la course à la direction du Parti progressiste-conservateur en février, Doug Ford avait affirmé à Radio-Canada qu’il comptait apprendre le français afin de communiquer avec les Québécois :

« C'est important de communiquer avec une autre partie du pays qui parle le français. J'aime le Québec. J'aime les Québécois; ils sont passionnés. Je les aime à cause de leur passion », avait-il déclaré en mars.

Par courriel, une porte-parole du Parti progressiste-conservateur a déclaré mardi que Doug Ford s’engageait à apprendre le français, sans préciser comment.

Des engagements envers la communauté

Bien qu’Andrea Horwath « regrette » le fait qu’elle ne puisse pas s’exprimer dans la langue de Molière, elle promet de ne pas laisser les francophones pour compte.

Elle s’engage à ce que les Franco-Ontariens reçoivent « tous les services et tout le soutien nécessaire non seulement pour participer à la vie civique en Ontario, mais aussi pour célébrer et faire croître la culture francophone ».

Le NPD s’est notamment engagé à revoir la Loi sur les services en français et à « amorcer le processus de création de l’Université de l’Ontario français ».

En entrevue à l’émission Y a pas deux matins pareils mardi, la chef libérale Kathleen Wynne, qui parle français, a déclaré qu’il est possible de comprendre les enjeux francophones même si l'on ne parle pas français, mais que pour elle, le français est une « priorité ».

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