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Anne Guérette isolée au conseil municipal de Québec

La chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, Anne Guérette, a semblé plus isolée que jamais lors de la séance du conseil municipal, lundi soir. Yvon Bussières et Paul Shoiry ont choisi de se joindre aux membres d'Équipe Labeaume en votant contre un avis de proposition déposé par leur ancienne chef.

Un texte d'Olivier Lemieux« Je n’en reviens pas », a tonné Anne Guérette en apprenant que ses deux ex-collègues de Démocratie Québec allaient voter contre sa demande de moratoire sur les nouvelles constructions en milieu boisé ou humide.

Selon elle, l’imposition d’un moratoire serait la seule solution pour stopper un développement immobilier qui menacerait une forêt dans le nord de Charlesbourg.

« Je tombe en bas de ma chaise, s’est-elle exclamée en montrant du doigt Yvon Bussières et Paul Shoiry. Ce qui a été fait dans les dernières années, je ne sais pas où étaient leurs convictions profondes. »

Les deux conseillers, qui ont choisi de siéger comme indépendant après avoir quitté Démocratie Québec, n’ont pas paru ébranlés par la colère de leur ancienne chef.

Un moratoire prématuré?

Paul Shoiry s’est dit « sensible » aux préoccupations des citoyens du secteur, nombreux à assister au conseil. Il les a cependant invités à venir s’exprimer lors des consultations publiques sur le schéma d’aménagement et de développement de Québec, prévues au mois d’août. C’est à ce moment, selon lui, que la Ville devra expliquer son intention d’étendre son périmètre d’urbanisation dans une zone boisée de Charlesbourg.

« Vous avez une opportunité de venir vous exprimer dans un processus formel et légal. Ce qui est souhaitable, c’est que vous le fassiez », a-t-il précisé.

Yvon Bussières n’a pas voulu pour sa part appuyer un moratoire qui s’appliquerait à l’ensemble du territoire et qui pourrait « causer un préjudice » à certains citoyens.

Labeaume intraitable

De son côté, le maire Labeaume a pris bien soin de faire comprendre aux citoyens qui s’étaient déplacés qu’il n’entendait pas changer d’idée au sujet du développement immobilier projeté à Charlesbourg.

En réponse à l’intervention d’une résidente du nord de Charlesbourg qui l’accusait de favoriser l’étalement urbain en permettant la construction de maisons aussi loin du centre-ville, il s’est montré cinglant.

« On aurait dû garder le boisé là où vous habitez. Peut-être qu’il y aurait un tout petit peu moins de conséquences sur les changements climatiques », a ironisé le maire Labeaume.

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