Après dix années passées à l'Hôtel de Ville, Anne Guérette prend sa retraite de la vie politique. La chef de Démocratie Québec est arrivée troisième aux élections de dimanche, loin derrière ses adversaires, avec 14,6 % des voix.

Un texte de Jonathan Lavoie

Anne Guérette renonce donc à siéger à l'Hôtel de Ville comme conseillère du district de Cap-aux-Diamants, ce qu'elle aurait pu faire grâce à la victoire de son colistier, Jean Rousseau.

« Je pars avec le sentiment du devoir accompli; pendant toutes ces années, j'ai donné le meilleur de moi-même avec honnêteté et dévouement », a déclaré Anne Guérette, émue à plusieurs reprises pendant son point de presse.

Elle a aussi indiqué que personne n'avait fait pression pour qu'elle parte, au lendemain de sa défaite électorale. « Il n'y a personne qui m'a poussée. Ce que je vous annonce, c'est ma décision. Je suis très sereine, même si je suis émotive, évidemment, parce que j'ai mis tout mon coeur dans [la politique] depuis plusieurs années. »

Concernant son avenir, Anne Guérette souhaite commencer par « prendre une pause » et prendre soin d'elle. « Prendre soin un peu plus de mes enfants, surveiller les devoirs davantage et confisquer le cellulaire », a-t-elle lancé à la blague avec l'un de ses fils à ses côtés.

Si Anne Guérette était retournée à l'Hôtel de Ville, elle aurait perdu son titre de chef de l'opposition officielle, puisque ce rôle sera désormais assumé par le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

La jeune formation politique a remporté deux sièges aux élections de dimanche, contre un seul pour Démocratie Québec.

Vers une course à la direction

Démocratie Québec se retrouve ainsi une nouvelle fois sans chef et devra organiser une course à la direction du parti.

Jean Cloutier, candidat défait dans les Saules (13,2 %) et membre du conseil d'administration de Démocratie Québec, songe déjà à se lancer dans la course.

« Les membres de Démocratie Québec des banlieues, de l'arrondissement des Rivières, ont besoin de quelqu'un qui vient de la banlieue et pas seulement de la Haute-Ville pour promouvoir un tramway », fait-il valoir.

Jean Cloutier soutient qu'il aurait aimé une présence accrue de la chef à l'extérieur des quartiers centraux pendant la campagne. Il affirme ne pas avoir été en mesure de présenter certains projets qui lui tenaient à coeur.

Le candidat défait ajoute néanmoins qu'il a « beaucoup aimé » la campagne menée par Anne Guérette. « Je suis fier de l'avoir supportée jusque-là. »

Si Anne Guérette était restée en poste, elle aurait dû faire face à un vote de confiance des membres du parti, tel que stipulé dans les statuts et règlements de Démocratie Québec.

Le conseil d'administration du parti doit se réunir le 9 décembre pour décider de la suite des choses.

Et François Marchand?

De son côté, François Marchand, défait dans la dernière course à la direction en 2016, ne ferme pas la porte à tenter une nouvelle fois sa chance.

« J'ai des amis, des connaissances dans le parti. [...] Je ne dis pas non, si on me demande de revenir je vais écouter », laisse-t-il tomber au téléphone.

Aux élections de dimanche, François Marchand a tenté de se faire élire comme indépendant dans Cap-aux-Diamants. Il a terminé la soirée avec 9 % des voies.

« J'ai découvert des choses dans ma campagne. Les gens votent pour un parti, j'avais surestimé ma candidature comme indépendant et j'en prends bonne note. »

François Marchand a déjà été conseiller municipal de 1985 à 1989 au sein de l'administration du maire Jean Pelletier.

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