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Anticosti : Pétrolia s'impatiente devant le silence de Couillard

Le président de Pétrolia s'impatiente devant la lenteur du bureau du premier ministre du Québec, qui lui avait promis une rencontre, il y a deux semaines, pour discuter du projet d'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti. 

Alexandre Gagnon a dévoilé lundi matin une lettre qu'il a écrite à Philippe Couillard pour le presser de concrétiser cette rencontre. Il y rappelle que le premier ministre s'était engagé, le 16 février, à rencontrer « rapidement » les dirigeants de Pétrolia.

« Bien que le dossier d'Hydrocarbures Anticosti S.E.C. semble maintenant évoluer dans le respect des obligations contractuelles et sur un ton beaucoup plus posé, nous demeurons toujours sans nouvelles et dans l'attente d'une convocation de votre part », peut-on y lire.

« Les turbulences vécues depuis le mois de décembre dernier ont été très difficiles pour notre entreprise, nos employés et nos partenaires », poursuit M. Gagnon. « La médiatisation outrancière du dossier Anticosti et la multiplication des déclarations publiques sur son objet ont suscité de la confusion et des incertitudes que nous souhaitons ardemment voir dissiper. »

Lundi matin, Québec a répliqué à cette lettre avec une réponse succincte. « Lorsque nous rencontrerons l'entreprise, nous aviserons les médias », s'est contenté de dire un porte-parole du premier ministre à Radio-Canada.

« Avec le premier ministre les promesses s'envolent, mais les dommages restent », a commenté le chef péquiste Pierre Karl Péladeau. « Est-ce qu'il peut respecter sa parole? Est-ce qu'il peut respecter sa signature? Encore aujourd'hui, nous avons l'illustration que ça ne l'intéresse pas. »

Philippe Couillard s'était engagé à rencontrer les dirigeants de Pétrolia peu après que la compagnie eut convoqué la presse pour demander cette discussion tout en dénonçant l'attitude du premier ministre dans ce dossier.

Depuis la fin du mois de novembre, M. Couillard ne rate pas une occasion de dénoncer ce projet. Il remet en doute sa pertinence, critique le Parti québécois d'avoir investi des fonds publics dans ce projet, et plaide l'importance de protéger le « joyau » que représente l'île d'Anticosti.

Si le premier ministre s'était d'ailleurs engagé à rencontrer Pétrolia dans la foulée de la sortie inusitée de Pétrolia, il avait bien souligné qu'il voulait parler de « l'ensemble » des projets de la compagnie, et non seulement du dossier Anticosti. « Je veux travailler avec Pétrolia pour leurs autres projets », avait-il indiqué.

Pétrolia et Québec sont tous deux actionnaires du projet d'exploration gazière et pétrolière sur Anticosti. Le gouvernement détient 35 % des parts par l'intermédiaire de Ressources Québec, tandis que Pétrolia, à l'instar de Corridor Ressources et de Saint-Aubin, détient 21,7 % des parts.

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