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Après 80 jours, des Autochtones réclament encore justice

Des activistes tiennent un campement depuis plus de 80 jours près de l'Assemblée législative à Regina pour dénoncer l'injustice envers les jeunes autochtones.

Les manifestants ont érigé un camp de fortune au parc Wascana le 28 février en réaction aux verdicts de non-culpabilité prononcés à l’encontre de Gerald Stanley et de Raymond Cormier.

M. Stanley avait été accusé du meurtre d’un jeune de 22 ans, Colten Boushie, en Saskatchewan et M. Cormier avait été accusé du meurtre d’une adolescente de 15 ans, Tina Fontaine, au Manitoba. Les communautés autochtones ont depuis fortement dénoncé les verdicts.

Prescott Demas, qui fait partie du campement, estime que les Autochtones vivent dans un « monde hostile » et discriminatoire. Par conséquent, dit-il, les enfants autochtones sont déchirés de leurs familles et subissent des peines de prison plus lourdes que les autres Canadiens.

Pas de visite

« On s’attendait à ce que des politiciens viennent nous voir pour comprendre pourquoi nous sommes là, explique M. Demas. Après 80 jours, on les attend encore ».

Le gouvernement de la Saskatchewan dit que le campement ne respecte pas certaines règles municipales, notamment l’interdiction de faire des feux de camp.

Il affirme aussi qu’aucune demande officielle pour rencontrer un élu n’a été déposée, mais que des efforts avancent pour qu’une rencontre ait lieu éventuellement.

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