Retour

Après des années, la fin des débats sur les logements secondaires à Calgary?

La question des logements secondaires domine l'agenda de la réunion du conseil municipal de Calgary aujourd'hui. Des dizaines de citoyens se sont présentés pour se prononcer sur un projet de réforme des règlements municipaux qui faciliterait la transformation d'une portion d'une résidence en logement locatif secondaire. Après avoir entendu les citoyens, les conseillers municipaux vont trancher.

Actuellement, la création de chaque nouveau logement secondaire doit être approuvée par le conseil municipal. « La plupart des requêtes sont approuvées , mais devoir apparaître devant le conseil municipal est un processus qui consomme des centaines d’heures chaque année », déplore le conseiller municipal Evan Woolley.

Le projet de règlement municipal qui fait l'objet du débat d'aujourd'hui transférerait la responsabilité d’approuver ou non ces demandes aux fonctionnaires de la Ville. Près de 20 % de la durée des séances du conseil municipal est consacrée aux appartements secondaires, selon le site Internet de la Ville de Calgary.

« C’est une décision très importante pour Calgary, ajoute Evan Woolley. Nous sommes une des dernières grandes villes en Amérique du Nord à ne pas avoir une loi sur les suites secondaires ».

900 lettres de citoyens

L’enjeu des logements locatifs secondaires a attiré l’attention du public. Plus de 900 Calgariens ont fait parvenir des lettres à la Ville à ce sujet.

Selon un rapport de la Ville, les changements proposés pourraient accroître la quantité de logements abordables disponibles à Calgary. La Ville note que ces changements profiteraient notamment aux familles en offrant davantage d’options de logements.

Les propriétaires auraient à payer des frais de 232 $ pour transformer une partie de leur résidence en logement.

Les conseillers municipaux ne sont cependant pas unanimes au sujet de ces changements. « C’est le travail des conseillers. Pourquoi nous plaignons-nous de notre travail, demande le conseiller Sean Chu. Est-ce que j’aime traiter toutes ces demandes? Non, mais ça fait partie de mon travail. »

Le projet de règlement prévoit également une période d’amnistie de deux ans pendant laquelle les propriétaires de logements illégaux pourront faire une demande de permis.

La Ville refuse actuellement 5 % des demandes de permis pour un logement secondaire.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité