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Après les syndiqués de l'État, les cadres en négos

EXCLUSIF - Les associations des 25 000 cadres travaillant pour le gouvernement du Québec ont reçu une première proposition de leur employeur en vue du renouvellement de leur entente salariale. Et ce qui s'y trouve les a déçus.

Un texte de Mathieu Dion correspondant parlementaire à Québec

À première vue, les augmentations salariales proposées par le Conseil du Trésor semblent refléter celles obtenues l'année dernière par le Front commun des employés syndiqués de l'État. Elles sont de l'ordre d'un peu plus de 5 % d'ici 2020 en plus de clauses forfaitaires.

Toutefois, à l'Alliance des cadres de l'État, on parle de « deux poids, deux mesures », puisque l'augmentation offerte surviendrait plus tard. Elle créerait ainsi un manque à gagner de 1500 $ à 2000 $ cette année par rapport aux syndiqués.

Les bonis, suspendus depuis 2010, seraient également abolis définitivement.

Selon une source gouvernementale, la proposition du Conseil de Trésor est à la hauteur des moyens de l'État. Elle a été présentée aux associations de cadres de la fonction publique, de la santé et de l'éducation le 9 novembre. Une autre rencontre est prévue le 15 novembre.

Régime de retraite : un déficit de 1,8 G$

L'un des gros enjeux dans les négociations à venir sera la restructuration du régime de retraite. La situation financière du régime est devenue préoccupante avec son déficit de 1,8 milliard de dollars.

Plusieurs mesures sont proposées par le Conseil du Trésor. Parmi elles :

  • Une réduction du taux de cotisation des participants et une contribution accrue du gouvernement de 2018 à 2022;
  • Une suspension de neuf ans de l'indexation des rentes pour les retraités actuels;
  • Un resserrement des critères d'admissibilité, dont le passage de l'âge de la retraite de 60 à 61 ans.

Anne Gosselin, de l'Alliance des cadres de l'État, estime que la proposition du gouvernement, telle que présentée, risque de miner l'attractivité des postes de cadre. « On va donner une chance à la négociation avant de baisser les bras », fait-elle néanmoins savoir. Les moyens de pression sont fort limités pour les cadres étant donné qu'ils sont les « représentants de l'employeur ».

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