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Assurance emploi : Gaétan Cousineau déçu de sa rencontre avec Diane Lebouthillier

Le coordonnateur du Mouvement action chômage Pabok, Gaétan Cousineau, se dit très déçu de sa rencontre de jeudi avec la ministre du Revenu national et députée de Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier.

Un texte de Brigitte Dubé

Des représentants syndicaux de la CSN ont aussi assisté à la rencontre.

Selon M. Cousineau, rien de concret n’est ressorti de cette rencontre. Il n’entrevoit pas d’améliorations dans de brefs délais pour les travailleurs saisonniers.

« C’est toujours le même discours politique, déplore-t-il. On nous dit qu’on en fait déjà beaucoup et qu’on réfléchit encore. On nous dit qu’on va sûrement faire des modifications, mais on n’a pas pu savoir si ce serait cette année, l’année prochaine ou dans trois, quatre ans. On n’a pas pu savoir non plus de quel ordre seraient ces modifications. »

« Nous avons entre autres abordé la question des conditions de travail, la question du trou noir [les semaines de prestations qui ne sont plus suffisantes pour faire le pont entre le travail et le chômage] et la question des gens qui ne veulent pas aller travailler et se faire couper 50 % de leurs revenus lorsqu’elles sont sous prestation d’assurance-emploi », poursuit-il.

M. Cousineau avait demandé cette rencontre parce qu’il n’avait pas été invité à une table de concertation convoquée cet automne par la ministre. Selon lui, seuls les employeurs et les chambres de commerce y avaient été invités. Il juge que la ministre a manifesté plus d’écoute envers les employeurs, qui se plaignent surtout du manque de main-d’œuvre.

Gaétan Cousineau estime par ailleurs que la réforme de l’assurance-emploi mise de l’avant par l’ancien gouvernement conservateur est toujours aussi dure pour les prestataires.

« Ils subissent toujours du harcèlement de la part des agents de l’assurance-emploi pour les forcer à aller faire des demandes d’emploi quatre à cinq fois par semaine, souvent dans des petites municipalités où il n’y a que quelques industries ou commerces, commente-t-il. De leur côté, les employeurs deviennent saturés de ça au point où ils mettent des affiches : "Nous n’embauchons pas". Les délais de contestation des décisions du Ministère auprès du Tribunal de la sécurité sociale sont très longs alors les gens n’osent plus faire de demandes. Pourtant, les plaignants ont gain de cause dans plusieurs cas. »

M. Cousineau mentionne que la seule concession directement liée à la Réforme Harper a été de ne plus obliger les travailleurs à accepter un emploi dans un rayon de 100 kilomètres.

Il rappelle que l’abolition de cette réforme était l'une des principales promesses électorales du Parti libéral.

Il a été impossible de joindre la ministre Lebouthillier pour qu'elle exprime son point de vue.

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