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Autochtones et archéologie, les grands oubliés de la politique culturelle, selon Archéo-Mamu

Les peuples autochtones et l'archéologie sont les grands oubliés de la nouvelle politique culturelle québécoise, selon le président d'Archéo-Mamu, Adélard Benjamin, qui a envoyé une lettre à la ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit, pour déplorer la situation.

Un texte de Émile Duchesne

Archéo-Mamu salue tout de même les efforts de Québec pour se rapprocher des peuples autochtones avec des ententes de développement culturel. Cependant, l'organisme ajoute qu'il n'y a pas de nouveaux engagements financiers à cet égard dans la politique culturelle, annoncée le 12 juin.

Les 16 millions $ promis avaient déjà été annoncés dans le Plan d'action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières nations et des Inuits 2017-2022, selon Archéo-Mamu Côte-Nord. Le directeur général et archéologue, François Guindon, affirme que la politique culturelle québécoise annonce des années difficiles pour l'archéologie.

En plus de ne pas financer la protection des sites archéologiques menacés, notamment par l'érosion, sur la Côte-Nord, le ministère de la Culture décourage les initiatives citoyennes pour les préserver, selon François Guindon. Ça a été le cas dans deux sites archéologiques à Blanc-Sablon et aux Bergeronnes, explique François Guindon, où le ministère de la Culture préférerait l'enrochement des berges aux fouilles archéologiques.

« Malgré le fait que le caractère d'exception soit reconnu par le ministère de la Culture, il n'y a aucun plan de conservation qui permet[te] de guider des initiatives, qu'elles soient citoyennes ou gouvernementales, pour leur conservation. Et lorsque les regroupements citoyens ou les organismes comme Archéo-Mamu, cognent à la porte du ministère de la Culture pour suggérer des initiatives, on reçoit une fin de non-recevoir ».

Les vestiges des peuples autochtones et allochtones que les fouilles archéologiques permettent de trouver peuvent faire la lumière sur des questions actuelles selon François Guindon.« C'est des questions très très importantes parce qu'on sait aujourd'hui que la relation entre les peuples est très déficiente, est problématique, et l'archéologie nous fournit des leçons importantes ».

Avec les informations d'Olivier Roy-Martin

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