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Avenir de la caserne de Kapyong : une annonce est prévue mercredi

Des détails de la prochaine phase de développement du site de la caserne de Kapyong seront dévoilés mercredi. Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, sera à Winnipeg pour une annonce sur l'avenir de cette ancienne base des Forces armées canadiennes.

Les chefs de sept Premières Nations du Traité no 1 seront également présents à cet événement, ainsi que le ministre fédéral des Ressources naturelles et député de Winnipeg-Centre-Sud, Jim Carr.

L'annonce est prévue à 11 h, à Assiniboia Downs. « Nous reconnaissons l'importance des terres de la garnison de Kapyong pour les Premières Nations visées par le Traité no 1 et nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour parvenir à un accord sur l'utilisation future des terres. Nous avons hâte d'annoncer conjointement [mercredi] la prochaine étape et de démontrer notre engagement [...] », écrit Byrne Furlong, attachée de presse du ministre de la Défense, dans un courriel à Radio-Canada.

L’ancienne base militaire Kapyong, située dans le quartier Tuxedo à Winnipeg, est fermée depuis l'automne 2004, lorsqu'elle a été déclarée terre excédentaire par le gouvernement fédéral. Les militaires du 2e Bataillon du régiment d’infanterie Princess Patricia ont alors déménagé à Shilo, dans l’ouest de la province.

En 2007, le Conseil du trésor avait approuvé le transfert des terres à la Société immobilière du Canada, qui avait pour mandat de les vendre.

Cependant, sept Premières Nations du Manitoba ont contesté la décision, réclamant que le terrain de 64 hectares leur soit vendu en vertu du Traité no 1, datant de 1871. Le traité leur confère le droit de se voir offrir en premier n'importe quelle propriété de la Couronne qui est déclarée excédentaire.

En 2009, un juge de la Cour fédérale a donné raison aux Premières Nations et a invalidé la cession du terrain à la Société immobilière du Canada, affirmant que les plaignants n'avaient pas été suffisamment consultés. Le gouvernement fédéral porte appel de la décision à plusieurs reprises.

En août 2015, la Cour d’appel fédérale statue que le gouvernement canadien n'a pas consulté les Premières Nations adéquatement à propos de la vente. Cette fois-ci, le fédéral indique qu’il ne fera pas appel de la décision.

Depuis, les discussions se poursuivent au sein d'un groupe de Premières Nations qui voudrait transformer le terrain en réserve urbaine, qui inclurait des développements résidentiels et commerciaux.

Le gouvernement fédéral a commencé à démolir le site abandonné au printemps 2017.

La ville de Winnipeg souhaite également s'assurer d'obtenir une partie du terrain afin d'élargir le boulevard Kenaston, l'une des principales routes de la ville.

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