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Avenir de la caserne Kapyong : entente de principe entre Ottawa et des Premières Nations

Après des années de batailles devant les tribunaux, les Premières Nations visées par le Traité 1 et le ministère de la Défense du Canada ont signé une entente de principe au sujet de l'avenir de la caserne de Kapyong à Winnipeg.

Un texte de Thibault Jourdan

Selon cette entente, les infrastructures de la caserne Kapyong situées sur un terrain de 65 hectares dans le secteur ouest de Winnipeg seront complètement démolies d'ici deux ans.

L’entente de principe signée entre le fédéral et les Premières Nations du Traité 1 « orientera l’élaboration d’une entente de règlement définitif et établira les modalités de vente et d’utilisation future du terrain », stipule un communiqué du ministère de la Défense nationale.

L’entente, essentiellement symbolique, est une première étape pour commencer à travailler sur une entente finale.

Faisant autrefois partie de la 17e Escadre de Winnipeg, les infrastructures de la caserne Kapyong se situent entre les quartiers Tuxedo et River Height. Elles abritaient, jusqu'en 2004, le 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantrym avant que celui-ci rejoigne la base de Shilo, située près de Brandon.

Un acte de réconciliation

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, et le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, ainsi que la dizaine de chefs autochtones présents lors de l'annonce, ont souligné que cet accord était un pas de plus vers la réconciliation. « Cette entente de principe est le résultat de nombreuses années de négociations et de dialogue et constitue une étape importante dans le transfert des terres des casernes Kapyong », a déclaré le ministre de la Défense.

« Kapyong représente un bel avenir pour tous les peuples autochtones, et dans l’esprit du Traité 1, nous prendrons les mesures nécessaires pour protéger notre relation fondée sur le Traité avec la Couronne, comme nous l’avons toujours fait », a renchéri le chef Dennis Meeches, de la Première Nation de Long Plain et porte-parole des Premières Nations visées par le Traité 1.

Les casernes détruites

Le ministère de la Défense, qui est toujours propriétaires du site de 65 hectares, a annoncé qu’il allait commencer la destruction des bâtiments présents sur le site d’ici mai. Les travaux auront lieu en deux phases et devraient être achevés d’ici deux ans.

Aucun détail n’a cependant été donné sur l’avenir du site, le communiqué du ministère de la Défense stipulant qu’il était encore « trop tôt pour se prononcer sur l’utilisation future du terrain ».

Le fédéral s’est néanmoins engagé à tenir au courant les membres de la collectivité et les Premières Nations de l’état des travaux de démolition.

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