Retour

Barrette tente de calmer le jeu dans le dossier de l'aide médicale à mourir

Les tensions entre des médecins qui prodiguent des soins de fin de vie et la commission chargée de veiller à l'application de la loi sont telles que le ministre de la Santé du Québec appelle les parties à « ajuster le tir ». Une rencontre à cette fin entre le Collège des médecins du Québec et les membres de la Commission des soins de fin de vie a lieu vendredi après-midi.

« Le mot "inquisition" a été prononcé dans le milieu médical », a déclaré Gaétan Barrette en entrevue sur ICI RDI vendredi. Il faisait ainsi référence aux propos, tenus par des médecins, qui dénoncent le ton et la manière qu'aurait employés la Commission des soins de fin de vie dans ses communications écrites avec eux.

Des médecins se disent victimes d'intimidation de la part de la Commission. Ils dénoncent le fait de se faire demander des précisions et des justifications. Il serait même arrivé que la Commission remette en question l'admissibilité de patients aux soins de fin de vie, et ce, après que ceux-ci eurent reçu lesdits services.

Un médecin est même sur le point de renoncer à donner des soins de fin de vie, selon des informations obtenues par Radio-Canada.

Une question de confiance

Le malaise, grandissant, a donc poussé le Collège des médecins du Québec à réclamer une rencontre avec les membres de la Commission des soins de fin de vie.

Le ministre Barrette n'a pas assisté à la rencontre et il dit n'avoir « jamais vu ces lettres-là ». Mais il suit de près l'évolution de ce dossier, parce qu'il importe que la confiance du public dans le travail de cette commission ne soit d'aucune façon ébranlée, selon lui. Il recevra d'ailleurs un rapport des échanges de cet après-midi d'ici le 30 septembre.

Le sentiment d'être « inspectés »

« Il y a des médecins qui se sentent littéralement inspectés au sens policier du terme, affirme Gaétan Barrette. Et ce n'est pas du tout du tout l'objet de la commission. » 

Le ministre de la Santé dit qu'il ne serait pas acceptable que la Commission des soins de fin de vie, « qui est supposée être neutre », ait pu faire en sorte que des médecins ne donnent pas l'aide médicale à mourir, ce qui priverait de facto des patients à recevoir cette aide.

Ce serait « contre-productif, c'est même l'annihilation de la loi, ce ne serait pas acceptable », affirme Gaétan Barrette.

Un problème de communication

Le ministre a admis plus tard en entrevue à 24/60 qu'il y avait un problème de communication entre la commission et le Collège de médecins, surtout en ce qui a trait au mandat de la commission.

« Le mandat n'est pas de faire l'évaluation du geste médical (...), de dire si le médecin a oui ou posé le bon diagnostic. C'est de s'assurer que le diagnostic a été posé, colligé et étayé », a-t-il précisé.

Avec les informations d'Olivier Bachand et de Davide Gentile

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Cet amateur de hockey gagne 1000$ s'il réussit à marquer





Rabais de la semaine