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Beaubassin-Est : au moins 250 signatures pour la démission du maire

Au moins 250 personnes ont signé la pétition demandant le départ de Ronnie Duguay, maire de Beaubassin-Est, qui brillait par son absence lors de la réunion municipale de lundi. Ces citoyens affirment en avoir assez du « comportement abusif » du maire.

Un texte d'Anaïs Brasier

Des citoyens ont profité d'une réunion ordinaire du conseil municipal de la communauté rurale de Beaubassin-Est pour déposer les signatures amassées jusqu'à présent.

Lundi après-midi, au moins 250 résidents avaient signé cette pétition, mais elle est toujours en circulation et pourrait prendre encore de l'ampleur, selon Gilles LeBlanc, instigateur de la pétition. Une première partie des signatures avait été déposée la semaine dernière. Les signatures que Gilles LeBlanc a apporté lundi soir s'ajoutent et il compte continuer à en amener tant que le maire d'aura pas démissionner.

Les signataires reprochent au maire son « comportement abusif », notamment la façon dont il s'adresse à ses citoyens. Un comportement qui, selon Gilles LeBlanc, date depuis longtemps.

Pour Audette LeBlanc-Babineau, propriétaire de terrain à Beaubassin-Est et présente à la réunion ordinaire de lundi soir, Ronnie Duguay est un « bully ».

« Depuis 2014, j'ai vu un manque de transparence en la personne du maire actuel, un manque de respect pour les citoyens, un manque d'écoute aux besoins de la population, » dit-elle.

Selon elle, le budget a été adopté sans que le public dans la salle ne puisse poser de question pendant deux ans.

Un maire absent

Gilles LeBlanc est toutefois sceptique : il doute que la pétition convainque le maire de quitter son poste. Qu'à cela ne tienne, il assure que les signataires continueront à lutter jusqu'au départ de Ronnie Duguay.

Le maire brillait d'ailleurs par son absence lundi soir, lors du conseil municipal.

Lorsque Radio-Canada a fait une demande d'entrevue plus tôt dans la journée, une employée du conseil municipal a affirmé que le maire était présentement « en vacances ».

« Il y a eu une réunion jeudi passé et il n'était pas là non plus, soutient Gilles LeBlanc. Depuis qu'on a commencé la péition, il n'est plus dans les parages. Il ne veut même pas parler aux réunions publiques. Il a essayé d'enlever la période de questions. »

Le conseil municipal a quant à lui affirmé qu'il ne pouvait se pencher sur cette pétition lors de la réunion ordinaire pour des raisons juridiques. « C'est lui qui doit se prononcer », lance la mairesse suppléante, Susan Cormier. Celle-ci admet tout de même que cette situation complique le travail du conseil municipal. « Ça donne quand même un défi pour avancer les choses. »

Le maire fait face à une poursuite de la GRC

Ronnie Duguay doit se présenter au palais de justice de Moncton le 22 mars pour faire face à des accusations déposées par la Gendarmerie royale canadienne (GRC) en février.

Les faits que la GRC reproche à Ronnie Duguay datent de 2016. Il aurait, à deux reprises, participé à des réunions du conseil municipal alors que ce dernier traitait d'affaires avec lesquelles il était en conflit d'intérêts.

Cela constitue une violation de l'article 90.9 de la Loi sur les Municipalités du Nouveau-Brunswick.

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