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Bernard Lord plaide pour un deuxième réacteur nucléaire au N.-B.

Bernard Lord, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, recommande à la province de discuter sérieusement de la possibilité de construire un deuxième réacteur nucléaire. Selon lui, c'est un moyen de lutter contre les changements climatiques et d'éviter de payer des taxes sur le carbone.

M. Lord participe à une conférence sur l’énergie qui se déroule ces jours-ci à Saint-Jean. L’événement rassemble des intervenants du domaine au Canada et aux États-Unis.

Il ne dit pas que le Nouveau-Brunswick doit choisir le nucléaire, mais qu'il doit tenir cette option en considération.

« Le Nouveau-Brunswick a une expérience qui date des années 70, qui est une très bonne expérience dans l'ensemble, et il y a une expertise ici. Lorsqu'on parle de transition vers une économie [à faible émission de carbone], il faut avoir la technologie qui nous permet de faire ça. L’énergie nucléaire est propre. C’est parmi les énergies les plus propres qui existent, qui nous permettent de fabriquer sans émettre du CO2, sans émettre de particules dans l'air », affirme Bernard Lord.

L’ancien premier ministre est le président du conseil d'administration de la société d'énergie de l'Ontario, l’Ontario Power Generation. Il a souligné que l’Ontario a rénové quatre centrales nucléaires en raison, entre autres, de ses politiques environnementales.

L’énergie nucléaire est aussi, à son avis, une solution pour éviter de payer des milliards de dollars en taxe sur le carbone.

« Ça ne peut pas être la seule solution. C'est une solution qui fait partie de l'ensemble d'une panoplie de solutions qui nous aident à aller d’où nous sommes à où nous voulons être », a indiqué M. Lord.

C’est une solution dépassée, selon un autre intervenant

André Plourde, doyen de la Faculté des affaires publiques de l'Université Carleton, participe aussi à la conférence sur l’énergie. Il est difficile pour lui de voir une renaissance du nucléaire à court terme au Canada.

« Il me semble que les questions de commencer à vraiment bâtir de nouvelles stations nucléaires, il me semble que c'est des questions à très long terme, et puis les réponses, on en a besoin à beaucoup plus court terme que ça. Donc, c'est peut-être un peu dépassé », juge André Plourde.

Bernard Lord appuie aussi le projet d'oléoduc Énergie Est, de l’entreprise TransCanada. Cette infrastructure doit transporter du pétrole brut de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean.

Il a expliqué que le projet est en veilleuse en ce moment, mais il faut selon lui que la communauté d'affaires reprenne le dialogue. Il estime que l’oléoduc fait partie de la transition vers l'énergie propre.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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