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Bilingue et homme d’affaires, Rick Petersen croit être le mieux placé pour battre Justin Trudeau

Douze des quatorze candidats à la direction du Parti conservateur sont rassemblés à Langley, en Colombie-Britannique, puis à Vancouver durant la fin de semaine. C'est l'occasion pour eux de débattre avant l'élection du nouveau chef le 27 mai.

Le Britanno-Colombien Rick Petersen, qui possède notamment la société de capital risque Petersen capital, attend avec impatience l’événement organisé chez lui. Parmi ses priorités s’il est élu chef des conservateurs : se débarrasser de l’imposition des revenus des sociétés.

« Pour moi, l’enjeu principal [de la rencontre] et qui a grand intérêt c’est surtout l’économie à travers le Canada, commente-t-il. Ensuite, il s’agit de déterminer quel candidat pourra battre Justin Trudeau. Étant bilingue, originaire de la Colombie-Britannique et issu du milieu des affaires, je pense être le mieux placé. »

Reconquérir les circonscriptions perdues en 2015

Le débat des candidats aura lieu samedi de 13 h à 16 h à guichets fermés, tous les billets - d’un coût de 20 $ - ayant déjà été vendus depuis deux semaines. Environ 600 personnes sont attendues.

Steve Schafer, le président de l'Association des conservateurs de Cloverdale-Langley, fait partie des organisateurs de ce débat. Il croit que cette popularité auprès de l'électorat britanno-colombien « démontre tout l'intérêt porté envers cette course au leadership ».

À l'origine, la Colombie-Britannique ne faisait pas partie des provinces visitées dans le cadre des grands débats nationaux des conservateurs. Ce sont des organisateurs locaux qui ont travaillé pour ajouter un arrêt dans la province à cet itinéraire.

Lors de la dernière élection fédérale, les conservateurs ont perdu neuf sièges de députés dans la province. Selon le parti, qui est en train de se redéfinir en vue du rendez-vous électoral de 2019, le débat de samedi devrait présenter des manières de reconquérir ces circonscriptions.

Kevin O’Leary, le grand absent

Maxime Bernier, autre candidat et député de Beauce, au Québec, espère pour sa part que le débat portera sur des questions de fond. « J’aimerais discuter de notre plateforme. Je suis un des seuls candidats qui a une plateforme assez globale et sur tous les sujets. Donc moi c’est une opportunité de parler d'économie, de parler de relations internationales et aussi questionner les autres candidats sur leur plateforme », explique-t-il.

Parmi ceux que Maxime Bernier souhaitait particulièrement interroger figure l'homme d'affaires et personnalité publique Kevin O'Leary, qui s’est récemment lancé dans la course au leadership et dont le programme reste encore flou. Mais ce dernier n’a pas confirmé sa présence au débat.

L’autre absent sera Deepak Obhrai, le député de Calgary-Est, qui a d'autres engagements à Québec et à Ottawa.

Un débat bilingue entre tous les candidats est prévu le 28 février prochain à Edmonton.

Avec des informations de Caroline Morneau

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