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Blaine Higgs : « le cours de français que je voulais suivre n’était pas disponible » au N.-B.

Le chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, revient d'une semaine d'apprentissage de la langue française au Québec et continue à apprendre par l'entremise du programme Rosetta Stone puisqu'il n'y avait pas de cours convenable pour lui dans la province.

En entrevue à Radio-Canada, M. Higgs affirme avoir été au Québec puisqu’il n’y avait pas le programme qu’il recherchait en janvier. Ce dernier s’est inscrit dans un programme de cinq semaines avec intervalles.

« Le timing était bon pour moi et ç’a joué un rôle, et ce n’était pas offert ici donc je voulais commencer avec ma femme », a expliqué M. Higgs.

La semaine dernière, la coordonnatrice du Centre international d'apprentissage du français, Caroline Haché, soulignait que l’établissement de Shippagan est généralement très flexible pour accommoder les personnes qui ont besoin de formation.

« Une personne qui a besoin vraiment d’une formation plus accélérée, on va lui offrir des sessions intensives qui vont également inclure l’aspect culturel. Lorsque les gens viennent ici, à Shippagan, on est en mesure d’ajouter un aspect très important : la culture acadienne, la culture francophone et tout l’aspect de la dualité linguistique au Nouveau-Brunswick », avait-elle déclaré, sans faire référence au cas de M. Higgs.

Ce dernier soutient qu’avec le programme d’apprentissage de l’Assemblée législative, son épouse n’aurait pas pu suivre les cours avec lui.

« Je voulais apprendre avec elle. Et je dois dire que je paye pour ces cours », a-t-il souligné dans une entrevue où il s'est exprimé en anglais.

M. Higgs devrait en principe retourner suivre ces cours en avril et il espère pouvoir soutenir une conversation en français en 2018. La prochaine élection provinciale est prévue en 2018.

Je veux montrer mon respect et mon intérêt pour la communauté francophone et sa culture, et je fais cela visiblement en essayant d’apprendre la langue française.

Blaine HIggs, chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick

Les bleus auront fort à faire pour convaincre les francophones de la province de voter pour eux. En 2014, une seule députée francophone, Madeleine Dubé, de la région d'Edmundston, est parvenue à se faire élire. L'arrivée de Blaine Higgs, un anglophone de la région de Saint-Jean, à la tête du parti inquiète plusieurs membres francophones. Le fait qu'il aille au Québec apprendre la langue de Molières en a également fait sursauter quelques-uns.

Le Parti progressiste-conservateur s’est limité à commenter les cours pris par son chef au Québec. La semaine dernière, le parti a déclaré ne pas être au courant des modalités entourant cette formation.

« C’est sûr que les membres se posent la question pourquoi il n’est pas allé à Shippagan, mais au Québec. Mais les gens du Nouveau-Brunswick doivent comprendre que le Québec, ce n’est pas nos ennemis, mais nos cousins », affirme une source conservatrice.

Mardi, le chef progressiste-conservateur aurait « bien fait » lorsqu’il a rencontré des membres à Tracadie et Shippagan, idem lorsqu’il était récemment à Edmundston et Kedgwick.

« J’étais raide au début, puis lorsque je l’ai vu à Edmundston et les commentaires que j’ai entendus dans la Péninsule acadienne, c’est un peu différent maintenant. Il faut lui donner le crédit. Mais, notre message est dur à comprendre. Il fait un effort », a déclaré cette source conservatrice.

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