Retour

Blandine Tona veut être une voix pour la francophonie de Saint-Boniface

La candidate du Nouveau Parti démocratique (NDP) à l'élection partielle de Saint-Boniface, Blandine Tona, dit vouloir être une voix pour la communauté francophone. Elle souhaite maintenir la circonscription dans le giron du NPD en succédant à Greg Selinger.

Blandine Tona explique que son engagement en politique découle directement de son engagement communautaire. Elle sait aussi que sa candidature a quelque chose de particulier dans le paysage politique mantobain.

« Saint-Boniface n'a jamais élu une femme et cette province n'a jamais élu un noir, alors ce serait vraiment doublement historique de me voir élue », souligne-t-elle, avant de tempérer.

« Je suis consciente de ce poids historique, mais ce n'est pas sur ça que je voudrais jouer. »

Blandine Tona raconte que son engagement avec le NPD remonte à 2011, lorsque les mots de Jack Leyton, alors chef du NPD au fédéral, ont résonné en elle à l'occasion d'un discours. C'est ce qui l'a décidée à devenir militante.

Depuis, elle a beaucoup oeuvré au sein de la communauté francophone, notamment au sein de la Société de la francophonie manitobaine (SFM). Elle a aussi été présidente de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne.

Elle reconnaît que son parti a traversé une période difficile dans les dernières années, jusqu'à l'arrivée de Wab Kinew à la tête du parti.

« Le NPD est une question de valeurs, pas de personnes », assure-t-elle.

« J'aimerais qu'on soit ce parti [...] qui a recommencé à se connecter avec sa base, mais aussi à ses principes et à ses valeurs ».

« Ma seule préoccupation c'est ma communauté », déclare celle qui reconnaît être « nouvelle en politique ».

« Saint-Boniface est très meurtri », n'hésite pas à dire Blandine Tona. Elle identifie trois grandes priorités : la santé, l'éducation et l'environnement.

La candidate, qui vit dans la circonscription, dit être bien placée pour défendre une minorité francophone qui selon elle n'est pas assez écoutée et respectée par le gouvernement provincial.

« Notre communauté doit avoir une place et une voix pour être écoutée par notre gouvernement », martèle Blandine Tona.

Les électeurs de Saint-Boniface iront aux urnes le 17 juillet dans le cadre de cette élection partielle.

Plus d'articles