Retour

Bombardier : Ottawa ne doit pas répéter les mêmes erreurs que Québec, selon la CAQ

Le gouvernement fédéral doit s'assurer que Bombardier protégera les emplois au Québec avant d'investir dans l'entreprise, soutient le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.

Un texte de Mylène Crête

« Ce n'est pas normal que Bombardier ait 70 000 emplois dans le monde, puis qu'il ne protège pas d'abord les emplois qui sont au Québec et au Canada », affirme-t-il dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir.

À son avis, le gouvernement fédéral devrait fixer deux conditions avant de fournir un appui au fleuron québécois. « Premièrement, des garanties financières sur l'ensemble de l'entreprise et pas seulement sur la division de la Série C. Deuxièmement, il devrait avoir une garantie sur un plancher d'emploi. »

Ces deux conditions manquent dans l'entente conclue l'automne dernier entre Bombardier et le gouvernement québécois, selon François Legault. Le gouvernement de Philippe Couillard s'était alors engagé à investir 1 milliard de dollars américains dans la division de la C Series de Bombardier, tandis que l'entreprise promettait de maintenir son siège social et sa production et ses activités d'ingénierie au Québec durant 20 ans.

La pression s'est accentuée mercredi sur les épaules du gouvernement de Justin Trudeau pour qu'il fournisse aussi une aide financière à Bombardier qui est toujours à la recherche d'un milliard de dollars en liquidités. La demande de l'entreprise est présentement à l'étude à Ottawa.

Bombardier annonçait le même jour qu'elle avait obtenu une promesse d'achat d'Air Canada pour 45 appareils de la C Series et qu'elle éliminait 7000 emplois partout dans le monde, dont 2400 au Québec. On apprenait également que le gouvernement du Québec s'était engagé à mettre fin au litige qui l'opposait à Air Canada sur le centre d'entretien d'Aveos à Montréal.

Le chef de la CAQ doute maintenant que l'entente entre Bombardier et le gouvernement de Philippe Couillard permettra vraiment de conserver les milliers d'emplois en jeu au Québec. Il demande qu'elle soit renégociée et juge que le gouvernement fédéral ne doit pas répéter les mêmes erreurs.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité