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Brad Wall veut instaurer le consentement présumé pour les dons d'organes

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, souhaite que sa province devienne la première au Canada à instaurer le consentement présumé en matière de dons d'organes.

En vertu de cette mesure, plutôt que de signifier son intention de vouloir donner ses organes, il faut plutôt indiquer son refus.

« À mon avis, s'il est possible d'instaurer le consentement présumé tout en respectant les droits des Canadiens garanties par la constitution, ce serait une bonne façon de diriger le pays », a fait valoir Brad Wall en point de presse mardi.

Il a précisé que la province se penche déjà sur la question. « Nous examinons soigneusement la question sur le plan juridique pour toute mesure législative visant à faire du consentement présumé une réalité Saskatchewan. Nous voulons qu’il y ait des dons d’organes parce que cela sauve fondamentalement des vies. »

Brad Wall s'oppose ainsi aux recommendations d'un comité provincial publiés lundi, estimant que le consentement présumé ne devrait pas devenir une réalité en Saskatchewan. Le comité devait recommender des moyens pour améliorer le taux de dons d'organes.

L’opposition néo-démocrate n’a pas tardé à réagir aux propos de Brad Wall. Le Nouveau Parti démocratique soutient qu’il n’y a pas de preuve que le « consentement présumé » fonctionne. Selon le NPD, les docteurs devront parler aux familles des défunts qui pourront refuser de consentir au don d'organe.

La première transplantation d'organes en Saskatchewan a eu lieu le 10 décembre 1963, et depuis lors plus de 800 organes ont été greffés. Chaque année, il y a entre 25 et 30 greffes d'organes dans la province.

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