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Brian Pallister livre un discours marquant sa première année en fonction

Il y a un an mercredi, les Manitobains élisaient un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire, mené par Brian Pallister. Le premier ministre a souligné l'occasion ce matin en s'adressant à un déjeuner des chambres de commerce du Manitoba.

Le premier ministre a livré un discours sur le thème du « redressement responsable », soit le titre du budget 2017.

« Nous devons réaliser tout un travail de nettoyage », a annoncé M. Pallister au public convié, affirmant que l’ancien gouvernement néo-démocrate avait « essentiellement la même fonction qu’un syndicat du secteur public ».

Le chef des progressistes-conservateurs a dressé un catalogue de critiques contre le parti prédécesseur, qui, selon M. Pallister, a laissé au nouveau gouvernement des déficits hors de contrôle. Il a également dénoncé des contrats intenables pour des travaux routiers dans le nord de la province, un nouveau stade nécessitant d’importantes réparations et des projets hydroélectriques trop onéreux et pas nécessaires.

Toutefois, la limite de vitesse affichée dans la « voie de la relance » de Brian Pallister n’est pas assez élevée pour le président de la Chambre de commerce du Manitoba, Chuck Davidson, qui aimerait que le rythme de la réduction des déficits et des améliorations au climat d’affaires accélère.

« Sommes-nous dans la bonne voie ? Je pense que, du point de vue de la communauté des affaires, nous le sommes, mais nous voudrions nous rendre plus vite à destination », lance M. Davidson, en ajoutant que le public attend toujours à ce que le gouvernement Pallister prenne des décisions concluantes et qu’il définisse sa position quant à la direction de la province.

« Pour certains, nous ne nous attaquons pas assez agressivement au déficit, mais je vous rappelle [du vieux proverbe] : prenez garde à vos désirs, car ils pourraient se concrétiser », relance M. Pallister, en soulignant qu’il faut également protéger les services existants. « Il faut adopter une démarche patiente et judicieusement gérée. »

Vers la privatisation des services sociaux?

Au cours de sa deuxième année à la barre de la province, Brian Pallister indique que son gouvernement se concentrera sur l’amélioration de l’éducation et des compétences en mathématiques des élèves, ainsi que la mobilisation des fonds de capital-risque au Manitoba.

Les progressistes-conservateurs vont également « expérimenter » avec l’utilisation des contrats d’impact social (CIS) comme solution aux enjeux sociaux, dont la pauvreté.

Les CIS, déjà utilisés ailleurs au Canada, permettent aux compagnies et autres investisseurs privés d’avancer les fonds nécessaires pour financer des programmes sociaux qui auraient normalement dû être financés par l’État. Si les programmes atteignent les objectifs établis par le gouvernement, les fonds sont remboursés aux entités investisseuses privées, avec rendements.

Cependant, selon certains, dont le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), les CIS sont une méthode « cheval de Troie » pour privatiser des services publics qui devraient être gérés par le gouvernement.

L’instauration des CIS risque de ne pas être la seule mesure conservatrice qui créera des remous auprès des Manitobains, car Brian Pallister promet qu’encore plus de changements sont à prévoir à moyen et à long terme.

« Maintenir le statu quo n’est pas une option », tranche le premier ministre.

Selon un texte de Sean Kavanagh (CBC News)

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