Le premier ministre Brian Gallant ne fera pas de surprise dans son budget en 2018. Le prochain exercice financier du gouvernement libéral sera déficitaire. À moins d'un an des élections, la multiplication des annonces ne surprend personne, mais pourrait tout de même devenir un couteau à double tranchant selon des observateurs.

À la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), on le dit d’emblée : on ne s’attend pas à de grandes surprises. « Les attentes des entreprises c'est de diminuer le fardeau fiscal complet de la part du gouvernement, mais on ne verra pas ça dans ce budget-ci », explique Louis-Philippe Gauthier, responsable de la section Nouveau-Brunswick de la FCEI.

Les entreprises indépendantes ne sont pas les seules à avoir des demandes au gouvernement. Par exemple, les municipalités veulent avoir une part des futurs revenus liés au cannabis.

Des annonces qui surprennent peu

Roger Ouellette, politologue à l’Université de Moncton, ne voit absolument rien de surprenant dans le fait que le gouvernement de Brian Gallant procède à autant d’annonces si peu de temps avant les élections provinciales.

Toutefois, il soulève que le gouvernement joue peut-être à un jeu dangereux. Il fait référence à la dette du Nouveau-Brunswick, qui avec des déficits, continue de gonfler. « Est-ce qu'on peut continuer à s'endetter, est-ce qu'on peut accumuler les milliards de déficit? »

Un déficit moins élevé que prévu

Vendredi, la ministre des Finances, Cathy Rogers, annonçait un déficit qui serait moins élevé que ce qui était prévu. Le déficit prévu pour 2017-2018 serait de 115,2 millions de dollars, en baisse depuis le dernier budget qui mettait la province dans le négatif de 191,9 millions de dollars.

Selon Cathy Rogers, la province serait même en avance sur l’objectif fixé pour l’année 2018-2019 :  un déficit de 117 millions de dollars. Est-il pour autant raisonnable de la part du gouvernement de dépenser autant?

Le professeur d'économie de l’Université de Moncton, Octave Keutiben, explique que s’il faut être prudent, il ne faut pas non plus tomber dans l’immobilisme.

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