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Caméras de surveillance dans les CHSLD : le projet reçoit un accueil mitigé en Abitibi-Témiscamingue

La décision du gouvernement du Québec de permettre aux patients demeurant en CHSLD d'installer des caméras de surveillance dans leur chambre reçoit un accueil mitigé dans la région. Les orientations ministérielles indiquent que les patients ou la personne qui le représente légalement peuvent décider eux-mêmes s'ils souhaitent installer un dispositif d'enregistrement ou une caméra. Le réseau FADOQ en Abitibi-Témiscamingue croit que c'est une bonne nouvelle pour la sécurité des aînés.

Le réseau FADOQ en Abitibi-Témiscamingue croit que c'est une bonne nouvelle pour la sécurité des aînés. La directrice régionale, Monique Roy, assure qu'il ne s'agit pas d'un vote de non-confiance envers les travailleurs. « Je peux comprendre qu'une personne veuille protéger quelqu'un de sa famille aussi, mais je comprends encore plus un travailleur qui n'a pas envie d'être filmé tout le temps, c'est un peu le phénomène "Big Brother", tu te sens toujours surveillé alors ça donne une pression inutile », fait-elle valoir.

Au syndicat de la CSN en Abitibi-Témiscamingue, on ne croit pas que cette mesure soit nécessaire. Le président, Giacommo Bouchard, affirme que ce ne sera pas très bien reçu par ses membres. « Je pense qu'il faut se mettre dans la peau des gens qui ont comme milieu de vie un CHSLD. Quand on a réussi à se mettre dans la peau de la personne qui reçoit les services, on peut comprendre. Je pense, par contre, qu'il ne faut pas non plus s'en aller dans une paranoïa collective et dire que tous les patients doivent avoir une caméra dans leur chambre », soutient-il.

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