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Canaux de déversement : les chefs du Traité 2 veulent rencontrer Brian Pallister

S'exprimant d'une même voix, les chefs des 15 communautés autochtones du Traité numéro 2 demandent une audience avec le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, pour discuter des tracés proposés pour les futurs canaux de déversements des lacs Manitoba et St. Martin vers le lac Winnipeg.

Les chefs ont expliqué que leur soutien à l’important projet qui doit aider à prévenir les inondations dans les bassins de la rivière Assiniboine et du lac Manitova dépend en partie du respect de M. Pallister à l’égard des dirigeants autochtones, et de la capacité de la province de leur fournir une analyse détaillée des conséquences qu’auraient les canaux de déversement sur les Premières Nations.

Les chefs des Premières Nations du Traité numéro 2 réagissent ainsi à l’annonce, le mois dernier, d’un accord entre Winnipeg et Ottawa portant sur le financement conjoint de 540 millions de dollars destinés à la construction des deux canaux de déversements d’environ 23 kilomètres chacun.

Le grand chef Norman Bone, de l’assemblée des chefs du Traité numéro 2, dit que l’organisation n’avait pas été formellement invitée à cette annonce, et que Brian Pallister n’a pas répondu à une lettre qui a été envoyée à son bureau il y a plusieurs semaines.

Lors de l’annonce officielle, le 18 juin, à la question qui lui était posée afin de savoir où étaient les leaders des Premières Nations et s’ils avaient été invités, le premier ministre du Manitoba a répondu qu’il revenait « à ceux qui le souhaitent de venir à ce genre d’annonce ».

« Nous aurions dû être invités en tant que niveau gouvernemental supérieur », a répliqué Norman Bone vendredi. « Nous devons avoir ces discussions dès le début, avant qu’aucune décision ne soit prise. »

M. Bone ajoute que, si les aspects environnementaux et économiques doivent être abordés avant qu’une première pelle ne vienne creuser la terre, tout repose avant tout sur une question de respect.

Les Chefs soulèvent plusieurs problèmes

Pour les chefs, les enjeux majeurs qui restent à discuter demeurent les dégâts causés par les précédentes inondations et la situation de plus de 2000 personnes, selon leur décompte, qui vivent dans des abris temporaires loin de chez eux depuis des années.

En dépit du manque de réunions avec Brian Pallister et du peu d’informations dont ils disposent, les chefs du territoire du Traité numéro 2 se déclarent favorables à la construction des canaux, dès lors qu’ils sont consultés.

Le ministère répond

Dans un communiqué de presse, le ministre provincial de l’Infrastructure, Ron Schuler, a expliqué que les consultations « ont eu lieu ou sont en cours avec 30 communautés autochtones, ainsi qu’avec la Fédération métisse du Manitoba ». Il ajoute que les projets avec chaque Première Nation en sont à divers stades d'avancement.

Ron Schuler explique que la motivation pour ce projet est simple : « Que les évacuations à long terme ne soient plus jamais la norme dans cette province ni pour les habitants de ce secteur. »

Avec des informations de Sean Kavanagh

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